Colère des chefs d'entreprise sur LinkedIn après les violences
Chefs d'entreprise : colère sur LinkedIn après les violences

Les chefs d'entreprise expriment leur colère sur LinkedIn, et non dans la rue, depuis les violences et les pillages du 17 octobre. En moins de soixante-douze heures, près de 60 000 publications ont été postées sur le réseau social professionnel, habitué à des contenus plus lisses vantant une expérience ou les mérites d'un nouveau produit. Ces réactions engagées, parfois revendicatives, émanent aussi bien de dirigeants de grandes entreprises que de petites structures.

Des dirigeants de grands groupes montent au créneau

Parmi les signataires de ces publications figurent des personnalités connues du monde économique : Thierry Cotillard (Les Mousquetaires), Alexandre Bompard (Carrefour), Enrique Martinez (Fnac-Darty) et Catherine Spindler (Sephora). Leur prise de parole publique marque un tournant dans la communication des grands patrons, généralement plus réservés sur les sujets sociétaux.

Les PME, majoritaires dans la mobilisation

Mais la majorité des publications provient de dirigeants de plus petites structures, qu'ils soient victimes ou solidaires. Romain Carretero, à la tête d'un cabinet d'architecture installé à Saint-Chamond (Loire), résume le sentiment général : il ne veut pas que « (son) silence ressemble à un consentement ». Cette phrase, reprise par de nombreux chefs d'entreprise, illustre une prise de conscience collective face aux événements.

Un réseau social transformé en tribune

LinkedIn, traditionnellement dédié aux réussites professionnelles et aux contenus corporate, se retrouve ainsi transformé en tribune d'expression politique et sociale. Les réactions, parfois vives, témoignent d'une inquiétude profonde du monde économique face à l'insécurité et à ses conséquences sur l'activité. Les dirigeants appellent à une réaction des pouvoirs publics, sans que des mesures concrètes aient encore été annoncées.