Templiers à Millau : hébergements complets et millions de retombées
Templiers : hébergements complets et millions de retombées

Le Festival des Templiers, qui se tient chaque automne à Millau et sur les Grands Causses, affiche complet dans les hébergements sur un rayon de 40 kilomètres et génère entre 3,5 et 4,5 millions d’euros de retombées économiques directes, selon les études d’impact disponibles, dont celle de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) publiée en 2019. L’événement, qui rassemble des milliers de coureurs et d’accompagnants pendant un week-end, remplit les hôtels, restaurants et commerces du territoire, tout en renforçant l’attractivité touristique de la région.

Des hébergements pris d’assaut dans un rayon de 40 km

Pour les professionnels du tourisme, le phénomène se prépare plusieurs semaines à l’avance. « Qui n’a pas dans ses proches, un ami, un cousin qui vient dormir à la maison pour les Templiers, s’amuse Benoit Prat, le vice-président de l’Umih qui a fait les comptes. Non, il n’y a plus un lit disponible dans un rayon de 40 km autour de Millau. Et c’est chaque fois pareil. Pour nous, ce week-end est de loin, le plus gros événement de l’année… et de mon point de vue, on ne le dit pas assez. »

Le pic de réservation intervient au lendemain de la mise en ligne des dossards. Pour cette 32e édition, 13 000 unités ont été écoulées en moins d’une heure. « Dès le mois de janvier, on savait que la majorité des campings afficheraient complets pour ce rendez-vous incontournable du territoire », valide-t-on dans les allées de l’office de tourisme.

Une fréquentation bienvenue avant l’hiver

Cette affluence tombe à point nommé à l’approche de la saison hivernale. « On attend généralement ce week-end-là avant de clore la saison, confirme un restaurateur de la place Foch. Quand on sait que la météo sera de la partie, c’est un pari que l’on aime tenter pour finir la saison en beauté. » Un pari réussi pour le Bouche-À-Oreille, qui s’apprête à enchaîner les services jusqu’à dimanche pour répondre à cet afflux de réservations.

Benoit Prat, « très satisfait » de pouvoir compter sur « le mythe » pour augmenter ses nuitées, insiste sur l’impact d’image de l’événement. « Personne ne vous parlera en mal des Templiers, particulièrement ce week-end, mais je pense qu’on sous-estime encore beaucoup l’impact d’image de cet événement pour le territoire », explique-t-il, ajoutant que cet impact va bien au-delà des quatre jours de compétition. « Les gens viennent une première fois en couple, en famille, entre amis… Et pour la plupart, tous reviennent un jour ou l’autre. »

Un levier d’attractivité durable pour les Grands Causses

Dans sa dernière étude en date sur le sujet, la CCI indiquait que 46,6 % des participants découvraient les Grands Causses pour la première fois, et que 48,5 % d’entre eux déclaraient envisager d’y revenir pour un séjour touristique hors compétition. Ces chiffres soulignent le potentiel de cette vitrine sportive pour l’économie locale.

Les Templiers ne se résument donc pas à un week-end de courses. Ils représentent un moteur économique immédiat, mais aussi un levier d’attractivité pour Millau et les Grands Causses. Le défi consiste désormais à transformer cette première découverte en envie durable de revenir.

Selon l’étude de la CCI, les participants aux Templiers avaient dépensé en 2018 : 1 641 106 euros en hébergement, 676 895 euros en restauration, 104 928 euros dans les cafés, 472 518 euros dans d’autres commerces et 64 377 euros en prestations touristiques, soit un total de 2 959 824 euros de dépenses. Les organisateurs avaient payé 559 877 euros de prestations, produits et services en Aveyron, portant le total des retombées à 3 519 701 euros dans le département.