Depuis le 7 octobre, 56 jeunes volontaires du Service national sont incorporés au 21e Régiment d’infanterie de Marine (RIMa) à Fréjus, dans le camp Lecocq. Au programme de cette formation de dix mois : camouflage, maniement des armes, chants militaires et apprentissage des fondamentaux. Après une dizaine de jours, les jeunes, âgés de 19 ans en moyenne, commencent à se familiariser avec la vie militaire.
Une formation axée sur les bases militaires
La matinée de ce mercredi a débuté à 5 h 30 par un lever, suivi d’un brin de toilette et d’un petit-déjeuner, avant d’entamer les enseignements. Les volontaires apprennent d’abord à bien s’équiper, puis à se camoufler. « Ce matin, les actes réflexes sont au programme, explique l’adjudant Joris, chef de section. C’est une série de petits procédés, des savoir-faire qui, mis bout à bout, et une fois maîtrisés, feront d’eux des soldats. »
La formation met l’accent sur la dissimulation, la progression furtive et l’observation. « Ils apprennent à observer correctement sans se faire voir, à progresser furtivement, et enchaînent ainsi les bases », ajoute l’adjudant Joris. Les jeunes, qui n’ont pas passé de test de sélection à l’entrée, présentent des niveaux différents, notamment en sport, mais la cohésion de groupe les rassemble.
Le tir et le Famas au programme
Une partie des volontaires a passé le Certificat d’aptitude au tir de l’infanterie (Cati), avec au programme le maniement de l’arme, le montage, le démontage et les règles essentielles liées à l’Instruction sur le tir de combat (ISTC). Andréas et Laureen font partie de ce groupe. « En moyenne, quinze jours sont nécessaires, estime l’adjudant-chef Olivier, instructeur ISTC et moniteur de tir. Il me tient très à cœur de transmettre la technique. Je suis agréablement surpris par le très bon niveau de cette promotion ! »
Le maniement du Famas est également au menu en ce début de formation. Les volontaires, répartis en sections, se sont engagés pour dix mois, durant lesquels ils doivent poursuivre leur formation, découvrir les traditions des Troupes de Marine et leur histoire.
Un objectif de fidélisation et de découverte
Le sergent Yohann, habituellement habilité au recrutement au sein du Cirfa, souligne que l’un des objectifs du Service national est de « fidéliser ces jeunes, leur donner le goût de l’effort, l’envie de nous rejoindre pour une carrière – dans l’active ou même en réserve opérationnelle ». Il ajoute : « Montrer qu’il y a des spécialités que l’on peut acquérir et dans lesquelles on peut s’épanouir. Tout ne se résume pas à ramper dans la boue en plein hiver ! »
L’idée est de sortir de cette formation avec « une belle expérience », et « de dire du bien de l’armée à leurs collègues, et susciter peut-être des vocations autour d’eux ». Laureen, 19 ans, titulaire d’une licence en gestion et management, a commencé un master en entrepreneuriat et développement d’entreprise. « Je voulais faire une césure au sein du Service national avant de reprendre mon master, précise-t-elle. J’ai toujours voulu découvrir l’armée de l’intérieur ! Ce milieu m’attire, c’était donc la bonne occasion. Faire une pause dans les études, voir autre chose... C’est enrichissant ! »
L’adjudant Joris, chef de section, juge les jeunes volontaires avec bienveillance : « Tout se passe bien. Passé le petit choc du passage de la vie civile à la vie militaire, leur motivation prend le dessus et ça fait plaisir à voir. Ils aiment ce qu’ils font ici, ça se voit ! Les nouvelles habitudes et le rythme ont été incorporés assez rapidement – il y a un peu de fatigue à changer de routine, mais elle s’estompe vite au fil des jours. »