Louca débarque en dessin animé sur TF1 ce dimanche
Louca débarque en dessin animé sur TF1 ce dimanche

La bande dessinée à succès « Louca » fait son entrée à la télévision. Ce dimanche à 9h05 sur TF1, juste avant « Téléfoot », sera diffusé le premier épisode de la série animée adaptée de la BD créée par Bruno Dequier. La série, qui compte vingt-six épisodes de vingt-deux minutes chacun, dont un épisode spécial de quarante-quatre minutes, suit les aventures de Louca, un adolescent maladroit, peu brillant à l'école comme au football, qui rêve de devenir un autre garçon. Sa vie bascule lorsqu'il rencontre Nathan, un ex-prodige du ballon rond qui est en réalité un fantôme.

Une adaptation pensée de longue date

Interrogés par 20 Minutes, Bruno Dequier, créateur de Louca, et Natalie Altmann, productrice spécialisée jeunesse, reviennent sur la fabrication de ce dessin animé où football, humour et mystère surnaturel font équipe. Pour Bruno Dequier, cette adaptation télévisée répond à une envie de longue date : « J'ai toujours ambitionné que ma série devienne une série animée, un film, ou quelque chose dans l'animation… Le discours de Natalie m'a convaincu, et on a bien travaillé ensemble. » Il ajoute : « En tant qu'auteur d'origine de Louca, c'était assez naturel que je me mette à disposition pour participer à cette aventure, qui m'assurait d'avoir un respect dans l'adaptation de mon œuvre, notamment au moment d'effectuer des changements. »

Natalie Altmann souligne que la série peut séduire au-delà des amateurs de football : « Ce qui est bien avec cette série d'animation, c'est qu'on n'est pas obligé d'aimer le foot ou d'être fan de foot pour l'aimer. On est avant tout sur des personnages en devenir, qui nous parlent. »

Une sitcom qui explore les coulisses de la BD

L'adaptation se distingue de la bande dessinée par son format. Natalie Altmann explique : « Avec cette adaptation, on est davantage dans une sitcom. Un peu entre les lignes, entre les bulles… Qu'est-ce qui pourrait arriver à Lucas s'il devait être, en même temps, à un entraînement et passer du temps avec Julie ? Qu'est-ce qui pourrait lui arriver si son petit frère se retrouvait à la maison, devant ainsi être son baby-sitter, qu'il a match à jouer impérativement ? On raconte autrement, en ciblant différents publics, tout en gardant l'univers de la BD. »

Bruno Dequier précise les différences entre les deux médias : « Il y a une pagination rigoureuse dans la bande dessinée. Pour raconter une histoire, il faut alors être elliptique et filer droit. A l'inverse, avec la série télé, on peut prendre davantage son temps sur le développement des personnages, notamment les secondaires, qui sont parfois un peu relégués dans la BD. »

Parmi les personnages, certains prennent une place plus importante à l'écran. Bruno Dequier note : « Pour moi, le personnage de Julie, une sorte de rêve d'idéal pour Louca dans la BD prend, en lui attribuant le rôle de coach adjoint au kick off, une place de premier plan dans l'intrigue. Pour Nathan [l'ami imaginaire de Louca], on lui a juste attribué de nouveaux pouvoirs, afin de varier un peu plus les situations avec lui. » Natalie Altmann ajoute : « On a également ajouté de nouveaux personnages autour de Louca et on a créé des aventures du quotidien afin d'obtenir ce côté sitcom. »

Louca, un héros représentatif des préados

Concernant le protagoniste, Bruno Dequier explique : « Louca a toujours été très animé, même en bande dessinée. La difficulté pour lui, au moment de l'adaptation, se trouvait dans l'écriture, parce qu'il est maladroit, il fait des gaffes, mais ça part toujours d'un bon sentiment. Donc ce n'est pas rationnel, c'est quelque chose qui est de l'ordre du ressenti avec lui. »

Natalie Altmann insiste sur la dimension éducative : « Ce qui est intéressant chez Louca, c'est qu'il est en devenir. A travers ses failles, ses doutes, ses gaffes, il est représentatif de ce que peuvent être les préados. Avec lui, on tente de réussir, et ce n'est pas grave de rater. Des messages importants pour les enfants. »

Interrogés sur ce qui les rend le plus fiers, les deux créateurs mettent en avant la porte d'entrée que constitue cette adaptation. Bruno Dequier déclare : « Déjà, je suis content qu'elle existe (rires). Il faut savoir que l'adaptation se concentre sur les deux premiers tomes de la BD, au moment où Louca intègre l'équipe, essayant de la sauver de la relégation. Pour moi, cette adaptation est une belle porte d'entrée dans l'univers de Louca, qui poussera un nouveau public à découvrir la grande histoire, celle de la bande dessinée. »

Natalie Altmann ajoute : « On sait très bien qu'en dessin animé déjà, par définition, le public est plus jeune qu'une BD. Avec cette adaptation, on partage les aventures de garçons avant tout drôles, avec d'émotions, et non des super-héros musclés. Avec « Louca », il y a différente façon d'être un garçon. »

Entre références et nouveautés

Interrogé sur une possible comparaison avec « Olive et Tom », Bruno Dequier répond : « Je peux comprendre l'affiliation, d'autant que je suis un enfant du Club Dorothée [qui diffusait le dessin animé]. Olive et Tom fait partie de mes références. Pour autant, Olive et Tom est un peu l'histoire de petits génies du foot alors que Louca, on est vraiment à l'opposé, avec un éros qui doit se démener pour se dépasser afin d'atteindre un certain standard. »

Enfin, concernant le treizième tome de la BD, sorti jeudi dernier, Bruno Dequier révèle : « Louca a grandi, contrairement à la série télé où il est encore jeune. Il est devenu un bon footballeur et va disputer la finale de la coupe du Griffon, la Ligue des champions dans l'univers Lucas. Pour le reste, je laisserai les lecteurs découvrir cela avec intérêt, je l'espère. » Le treizième tome des aventures de Louca est disponible en librairie depuis jeudi, publié par Dupuis.