Couvre-feux dans le Nord après les violences, Lille concernée
Couvre-feux dans le Nord après les violences

Le gouvernement a annoncé lundi la mise en place de couvre-feux dès lundi soir dans quatre communes du Nord, dont Lille, en réponse aux violences et aux pillages qui ont touché plusieurs villes le week-end dernier. La mesure, validée « avec l'accord de chacun des maires concernés », s'appliquera de 20h00 à 06h00 du matin, a précisé Matignon.

Une mesure ciblée sur les mineurs à Lille

Selon la préfecture du Nord, ces couvre-feux concerneront des « portions » des communes concernées et, à Lille, la mesure « concernera uniquement les mineurs ». Outre Lille, les villes de Douai, Wattignies et Denain sont également visées dans le département. La carte précise des zones concernées est attendue d'ici à la fin de journée.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a justifié cette décision par la nécessité de « protéger les commerces » après les dégradations et les pillages constatés. Il a écarté pour l'heure l'instauration d'un état d'urgence, mais s'est dit prêt à y recourir « si c'est nécessaire ».

Une décision « lourde de conséquences » pour l'opposition

La cheffe des écologistes Marine Tondelier a critiqué cette annonce, la jugeant « lourde de conséquences ». Elle a estimé que « avant de multiplier les mesures d'exception, le gouvernement doit rendre compte des décisions opérationnelles et stratégiques prises et des moyens engagés ».

Le gouvernement prévoit également des mesures d'accompagnement économique. Le ministre Serge Papin a annoncé qu'« au moins 3.000 commerces » ont été touchés par des dégradations ou des pillages ce week-end. Un dispositif de chômage partiel sera mis en place dès mardi, ainsi qu'un « fonds de soutien spécifique ».

D'autres mobilisations annoncées

Alors que les forces de l'ordre restent mobilisées, d'autres manifestations sont d'ores et déjà prévues. Des gilets jaunes ont annoncé un « acte II » samedi, avant des mobilisations le 31 octobre et le 5 novembre. Le gouvernement n'a pas exclu de nouvelles mesures si la situation l'exigeait.