Selon les informations du Canard Enchaîné, Sébastien Lecornu et Laurent Nunez auraient tenté d'engager des poursuites contre Jean-Luc Mélenchon et plusieurs figures de La France Insoumise pour « incitation à la rébellion ». Cette initiative intervient alors que le mouvement de contestation lycéenne, qui dure depuis plus de deux semaines, a conduit à 6 800 interpellations et placements en garde à vue.
Des consignes visant les élus insoumis
D'après l'hebdomadaire, le Premier ministre aurait donné des consignes pour « ratisser large » lors des interpellations, visant à neutraliser « LFI et ses proxys d'ultragauche ». Un commissaire aurait confié au Canard Enchaîné que « le but de la manœuvre était d'effrayer les élèves et leurs parents pour stopper au plus vite la fronde ». Un tiers des lycéens interpellés seraient poursuivis pour « attroupement non autorisé ».
Une offensive judiciaire ciblée
Sébastien Lecornu aurait également demandé au préfet de Paris de saisir la justice contre Bally Bagayoko pour « provocation à commettre un délit ». Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, aurait tenté de poursuivre Jean-Luc Mélenchon pour « incitation à la rébellion ». Ce dernier a finalement porté plainte pour « diffamation envers une administration publique ». Interpellé à l'Assemblée nationale le mardi 13 octobre sur la répression policière, Laurent Nunez a déclaré que si les manifestations étaient pacifiques, « il n'y aurait pas d'interpellation de police ».
Un soutien intact au mouvement lycéen
Malgré cette stratégie offensive, le leader insoumis a participé au cortège parisien ce mardi, aux côtés de nombreux élus du parti. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert 36 enquêtes depuis le début du mouvement. Les interpellations concernent à 86 % des mineurs, selon les données fournies par le ministre de l'Intérieur.