À Nice, lycéens, étudiants et personnels de l'Éducation nationale étaient de nouveau dans la rue ce mardi 13 octobre 2026. La participation a été moins importante que lors du précédent rassemblement, avec moins de 2000 personnes selon les organisateurs et 1300 selon la police. Malgré cette baisse, les organisateurs refusent de parler d'essoufflement.
Un mouvement qui se poursuit malgré une participation en baisse
Sacha, membre du Front populaire étudiant, affirme catégoriquement : « Le mouvement ne s'étiole pas. Il continue. » Il invoque les blocages organisés quotidiennement dans plusieurs lycées et campus niçois, ainsi que la tenue de cette nouvelle manifestation, pour défendre cette dynamique. Les blocus lycéens restent toutefois extrêmement marginaux, et les étudiants sont une minorité à tenter de bloquer les campus niçois.
Pour les représentants étudiants, la poursuite du mouvement s'explique avant tout par l'absence de réponses jugées satisfaisantes. « Aujourd'hui, on est dans la rue parce qu'on a des revendications claires. Et on ne nous a donné aucune réponse », affirme Sacha. Il ajoute : « Et on continue de nous envoyer les forces de l'ordre pour nous empêcher de bloquer. On méprise notre parole, c'est insupportable. »
Des revendications concrètes sans réponse
Du côté des personnels de l'Éducation nationale, les annonces ministérielles ne suffisent pas davantage à apaiser la contestation. Fabienne Langoureau, professeure de lettres au lycée Calmette et secrétaire académique du SNES-FSU, rappelle que la mobilisation rassemble lycéens, étudiants, enseignants et parents avec un appel à la grève pour les personnels. « Ce qu'on veut, ce sont des emplois, l'annulation de Parcoursup, une réflexion sur le bâti scolaire. Ce sont des réponses concrètes qu'on n'a pas eues. Donc on continue », résume-t-elle.
La question de la suite reste toutefois ouverte. Pour Fabienne Langoureau, la dynamique varie selon les territoires. Elle cite notamment l'exemple de grands lycées privés parisiens qui, selon elle, ont rejoint le mouvement. À Nice, elle estime que la répression a marqué la mobilisation lycéenne, qui est plus timide aujourd'hui.
Un prochain rendez-vous samedi 17 octobre
Dans le cortège niçois, certains manifestants évoquaient déjà un prochain rendez-vous : l'appel à manifester pour le samedi 17 octobre 2026, premier jour des vacances scolaires. Initialement lancé sur TikTok contre la hausse des prix des carburants et le coût de la vie, cet appel a été relayé par des comptes proches du mouvement des Gilets jaunes, et un rassemblement pourrait être organisé à Nice. Reste à savoir si cette convergence se traduira par une mobilisation commune et si les vacances scolaires modifieront la dynamique dans les prochains jours.