Béziers : élus dénoncent les violences après les manifestations du 17 octobre
Béziers : les élus dénoncent les violences du 17 octobre

Ce lundi 19 octobre, une centaine d'élus et de citoyens se sont réunis à la mairie de Béziers, suite à l'appel de l'Association des maires de France, après les dégradations commises en marge des manifestations du 17 octobre dans plusieurs villes françaises. Plusieurs élus locaux ont pris la parole pour dénoncer les violences.

Un rassemblement symbolique devant la mairie

À 18 h, la salle du conseil municipal de Béziers était bondée. Pendant que la pluie s'abattait dehors, une centaine d'élus et de citoyens se pressaient pour entendre le maire de Béziers, Robert Ménard. Ce dernier s'est inscrit dans la démarche de l'Association des maires de France : inviter aux rassemblements devant les mairies, symboles de la République.

Le maire de Béziers a dénoncé la violence des récents événements : « Ce week-end, on a vécu quelque chose qu'on ne connaissait pas. On ne connaissait pas la sauvagerie, ni à ce point l'envie d'en découdre avec ce qui nous unit [la République]. »

« Personne ne peut tolérer qu'on s'en prenne à plus de 1 500 commerces »

Si le fond des revendications populaires n'a pas été réellement évoqué, l'édile a plutôt martelé que « personne ne conteste le droit de manifester, mais personne ne peut tolérer qu'on s'en prenne à plus de 1 500 commerces ». Évoquant l'institution policière, il a ajouté : « Il arrive que des policiers fassent des choses qu'ils ne doivent pas faire et il faut qu'ils soient condamnés. Mais non, la police ne tue pas. »

Plusieurs élus locaux se sont ensuite exprimés. La maire de Portiragnes et présidente de l'agglomération Hérault Méditerranée, Gwendoline Chaudoir, a fait part de son émotion : « Tout le monde a vécu la même sidération face à ces images terribles de ces mairies qui brûlent et de ces commerçants pillés. Ce n'est pas juste voler, c'est piller. Et détruire pour détruire, c'est le chaos et l'anarchie. »

« État des caïds » : les élus dénoncent des actes ciblés

Le maire RN d'Agde, Aurélien Lopez-Liguori, a dénoncé le caractère ciblé des agissements. Sans pincette, il a affirmé que « les gens qui ont brûlé cette mairie [à Limoges] et dépouillé des personnes âgées ont fait cela en connaissance de cause ». Selon l'élu de 33 ans, les auteurs chercheraient à instaurer un « État des caïds ».

Après une Marseillaise entonnée pour clôturer la séance d'une trentaine de minutes, certains visiteurs ont échangé. Pour Pierre, un Biterrois présent dans la salle : « On est venu car on a dépassé une ligne rouge dans la violence ». Matthieu, gérant d'une boutique de prêt-à-porter, juge la situation « inadmissible » et déplore « une catastrophe pour les commerçants ». Plus loin, Marie-Thérèse estime que « c'est au gouvernement de prendre ses responsabilités et de répondre par des actes ».

Pour rappel, lors des manifestations du 17 octobre, aucune dégradation n'a été constatée sur le Biterrois.