Le président de la société Nîmes Olympique Ensemble, Thierry Cenatiempo, a clarifié vendredi la nature du désaccord qui l'oppose à l'Association du club, présidée par Yannick Liron. Il confirme qu'il réclame 450 000 € à cette dernière, tout en assurant que « l'avenir du club n'est pas menacé, il est modifié ». Cette somme correspond à des engagements pris à l'été 2025, avant son arrivée à la tête de la société qui gère l'équipe première.
Un déficit de 500 000 € et des engagements non tenus
Le club, qui évolue en National 1 (ex-N2), accuse un déficit de 500 000 € pour la saison écoulée. Selon Thierry Cenatiempo, la société qu'il préside a tenu ses engagements, notamment en versant 750 000 € sur les 900 000 € promis sur trois ans. Il souligne également que la Ville a respecté ses engagements, mais que l'Association n'a pas fait de même. Le mécénat, qui devait apporter 400 000 €, n'a rapporté que 185 000 €, ce qu'il juge « déjà très bien ».
« Je demande juste à ce que les engagements pris l'été dernier soient tenus. Des engagements qui ont été définis avant mon arrivée », explique-t-il. Il précise que ces engagements figuraient dans le budget prévisionnel de l'Association d'octobre 2025, notamment l'achat d'un millier de places par match pour inviter de jeunes footballeurs locaux (325 000 €) et diverses prestations (125 000 €).
Une subvention municipale versée à l'Association
La subvention votée par la Ville pour aider le club, d'un montant total de 1,2 M€, dont 900 000 € à caractère exceptionnel pour les Antonins et de la Bastide, a été versée à l'Association. Légalement, elle ne pouvait pas être versée à une société. M. Cenatiempo rappelle que cette subvention était destinée à sauver l'équipe première, tout comme le mécénat, et qu'une partie devait revenir à la société.
« L'Asso ne veut pas payer, alors que cela figure dans son budget prévisionnel d'octobre 2025 », déplore-t-il. Cependant, une société d'un club sportif a l'obligation, chaque saison, de combler les pertes de son Association si celle-ci est déficitaire. Or, l'Association présidée par Yannick Liron serait en péril si elle reversait ces 450 000 €, et la société devrait alors la renflouer.
Un appel à la transparence et à l'apaisement
Thierry Cenatiempo, qui n'a pas souhaité commenter la réunion de l'Association de mercredi, tient à souligner son respect pour son homologue : « Ce n'est pas parce que j'ai un désaccord avec Yannick Liron que je ne l'apprécie pas. Ces dernières années, il a géré l'Asso dans un contexte complexe, et il s'en est toujours sorti. Respect ! »
Il appelle à un état des lieux pour clarifier la situation vis-à-vis de la municipalité, des conseils d'administration et des investisseurs potentiels. « On travaille à des solutions pour que l'on s'en sorte », assure-t-il, avant de conclure : « Aujourd'hui, ça bosse bien au club, le sportif travaille bien, la cote d'amour est là. On est à plus de 5 000 places payantes vendues pour la réception de Troyes samedi. C'est tout ce travail qui va sauver Nîmes Olympique. »



