Rachel Cusk contre Natalie Portman : « Life of M » fait débat
Rachel Cusk contre Natalie Portman : « Life of M »

Le feuilleton littéraire de l’été a pour titre « Life of M », le nouveau roman de Rachel Cusk, écrivaine britannique de 59 ans, publié chez Faber & Faber et non traduit en français. L’ouvrage a fait l’objet d’au moins trois articles dans le « New York Times ». Il s’agit d’un portrait condescendant de l’actrice israélo-américaine Natalie Portman, 45 ans, désignée par la lettre « M » dans le livre.

Un roman qui interroge la littérature et les célébrités

Dans ce texte, la narratrice, qui est écrivaine, propose à une actrice qui ressemble en tout point à Natalie Portman d’écrire sa biographie. Au fil des pages, on lit le résultat : « M » est présentée comme une poupée sans affects et sans passion, qui joue la comédie tout le temps. La lecture laisse un malaise, selon l’article de BibliObs.

Le livre explore la vacuité des célébrités, un thème que Rachel Cusk aurait traité avec son « laser noir et brûlant », selon les termes employés par la critique. La question posée par le feuilleton est de savoir si l’on fait de la littérature avec de bons sentiments, mais aussi avec de mauvais.

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Un débat sur la frontière entre fiction et réalité

Le roman a suscité un vif intérêt médiatique, notamment aux États-Unis, où le « New York Times » a consacré trois articles à l’affaire. La ressemblance entre le personnage de « M » et Natalie Portman est telle que la critique s’interroge sur la frontière entre fiction et réalité, et sur la dimension potentiellement diffamatoire du texte.

Rachel Cusk, connue pour son style incisif et ses récits autobiographiques, semble avoir franchi un cap avec ce portrait. L’actrice, âgée de 45 ans, n’a pas réagi publiquement à ce jour. Le livre, publié ces jours-ci, n’est pas encore disponible en français.

Un malaise à la lecture, un débat sur la critique

La lecture de « Life of M » laisse un malaise, selon le critique de BibliObs. Le livre est perçu comme une charge contre la vacuité des célébrités, mais aussi comme une œuvre qui interroge le rôle de l’écrivain et les limites de la représentation. Le feuilleton de l’été a ainsi relancé le débat sur la place des personnes réelles dans la fiction.

Le roman de Rachel Cusk est donc au centre d’une polémique qui dépasse le simple cadre littéraire. Il pose la question de la responsabilité de l’auteur face à ses modèles, et de la réception d’une œuvre qui semble vouloir brouiller les pistes. L’avenir dira si ce livre restera comme un tournant dans la carrière de l’écrivaine, ou s’il sera oublié au profit d’autres débats.

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