La 5e édition des Trophées du rugby amateur dans l’Hérault, organisée par Midi Libre et le Comité départemental de l’Hérault de rugby, permet au public d’élire ses favoris dans 15 catégories. Pour le Prix du meilleur arbitre, trois candidats sont en lice : Alexandre Bellot (RC Sète), Elyes Bechlaoui (Lunel) et Raphaël Astier (Salagou). Les votes sont ouverts jusqu’au 16 septembre sur Midilibre.fr, et les résultats seront dévoilés le 2 octobre.
Alexandre Bellot : une trentaine de matches et une finale de terroir
Alexandre Bellot, âgé de 35 ans, a commencé l’arbitrage il y a quatre ans, pendant la Coupe du Monde en France, après son retour de La Réunion. « Tout simplement parce que j’aime le rugby », explique-t-il, avec une « appétence pour l’arbitrage nourrie de souvenirs de Nigel Owens ». Il se dit « très reconnaissant, voire étonné » à chaque désignation, avec une gratitude particulière cette année pour la finale du terroir Cadets R1 RCM – Servian-Boujan.
Il estime « avoir fait une bonne année en nombre – une trentaine de matches – et qualité, un parcours varié en compétitions avec un niveau assez élevé de Fédérale Excellence B qui n’est pas donné à tous en amateur ». Sa vision de l’arbitrage repose sur un équilibre : « Il n’y a pas de bon arbitre, on est tous différents dans notre approche et notre vision du match. Pour moi, il s’agit d’être à la fois cool pour l’atmosphère du match mais suffisamment sérieux pour faire comprendre aux joueurs les choses à ne pas dépasser. C’est comme un petit warning qu’on se doit de remettre, sur l’engagement notamment. »
Elyes Bechlaoui : un arbitre dans les gènes, formé en Tunisie
Elyes Bechlaoui, de Lunel, explique que l’arbitrage « est dans les gènes », étant fils d’un arbitre international. Formé de ses 16 à 18 ans en Tunisie, il a mis l’arbitrage de côté pour jouer comme demi de mêlée, avant de se blesser à 23 ans en France. « J’arrête et je repars de zéro sans objectif de performer en arbitrage mais pour ne pas quitter le terrain que j’adore », confie-t-il.
Sa saison a été marquée par l’observation d’un superviseur anciennement arbitre assistant en Top 14 et Pro D2. « Ça m’a fait un choc quand je l’ai vu ! J’ai essayé d’être au maximum de ce que je sais faire en restant naturel. Ce qu’il m’a apporté est en train de forger l’arbitre que je vais devenir », dit-il. Il met en avant la joie et le contact humain : « J’ai le sourire car si moi je suis content d’être là, les gens partent avec un a priori positif avant le terrain, dès le premier rapport avec les clubs. C’est avant tout un contact entre humains qui commence avant le match. »
Raphaël Astier : à 20 ans, déjà six ans de pratique
Raphaël Astier, 20 ans, cumule l’arbitrage avec ses études en STAPS. Il s’y intéresse en minimes, passe par l’Académie de Montpellier en spécialité arbitrage, et se dit « tout simplement fier et heureux » de sa nomination. Son meilleur match de l’année est la finale du terroir U16 : « Je l’ai, de mon point de vue, bien arbitré, tenant mon match du début à la fin ».
Imperturbable sur le terrain, il affirme : « Je n’entends rien autour : je me concentre sur les trente joueurs en face de moi. Un match sans erreur est impossible, on ressent au fond de soi si on a fait un bon match ou pas. Pour moi, le plus important est la cohérence des décisions, puis la relation avec capitaines et joueurs. » Il vise une montée en Fédérale 3 et rêve du plus haut niveau, tout en sachant que « la vraie appréciation de sa performance ne vient pas forcément de l’extérieur, c’est plus profond ».
Votez jusqu’au 16 septembre
Les votes pour le Prix du meilleur arbitre sont ouverts sur Midilibre.fr jusqu’au 16 septembre, avec un vote par jour et par catégorie. Les lauréats seront annoncés le 2 octobre. Les prochaines catégories à découvrir seront le Meilleur bénévole, le Prix coup de cœur du jury et le Prix Spécial Midi Libre.



