À un jeu près, il rentrait dans l’histoire. Alex Michelsen, 46e joueur mondial, menait deux sets à rien et servait pour le match à 5-4 dans le troisième, mercredi soir contre Frances Tiafoe en quart de finale de l’US Open. Sur le point de devenir le deuxième joueur le moins bien classé à se qualifier pour les demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem sans concéder la moindre manche dans l’ère Open. Et puis tout s’est effondré.
Un effondrement après deux sets maîtrisés
Tiafoe s’est enfin réveillé, il a débreaké et remporté ce troisième set, avant d’enchaîner et de conclure au super tie-break du cinquième (5-7, 3-6, 7-5, 6-3, 7-6). Après la balle de match, voyant son compatriote courir vers lui pour l’enlacer, Michelsen n’a pu retenir toutes les émotions contenues pendant plus de 4h30 et a littéralement fondu en larmes.
« Le match a été très épuisant émotionnellement. Vous savez, c’est Frances. Je ne pense pas que quelqu’un d’autre aurait pu me faire pleurer à ce moment-là, a expliqué l’Américain quelques minutes plus tard en conférence de presse. C’est un mec tellement bien, il m’a dit des choses très personnelles qui m’ont vraiment touché. ''Tu y arriveras. On sera là quand on sera plus vieux et on rejouera dans ce genre de circonstance.'' C’est vraiment un super mec de m’avoir consolé à ce moment-là. »
Des regrets et une promesse d’avenir
Le jeune joueur (22 ans) a avoué nourrir « beaucoup de regrets », bien sûr, d’être passé si près de sa première demi-finale dans un tournoi Majeur. Le bras s’est crispé au moment de servir pour le match, mais il a su se ressaisir ensuite, et livrer une grosse bataille dans la dernière manche. Ça n’a pas suffi, ce sera sûrement pour une prochaine.
« C’est comme ça. La vie continue. Je suis juste super heureux de me prouver que je peux atteindre les quarts d’un Grand Chelem, a-t-il positivé. J’ai encore beaucoup de temps pour grandir physiquement et mentalement. Je reviendrai à ce niveau, j’en suis sûr. »



