Ce samedi soir, à l'Accor Arena de Paris, le Niçois Axel Sola, pensionnaire du Boxing Squad, disputera le co-main event de l'UFC Paris face au Lyonnais Farès Ziam. Ce choc franco-français, programmé en poids légers, marque la quatrième apparition de Sola au sein de la puissante organisation américaine, où il vise une troisième victoire. Le combattant, qui vient tout juste de prolonger son contrat avec l'UFC pour quatre dates supplémentaires, a vu son nom figurer tout en haut de l'affiche, une marque de reconnaissance pour ce garçon dont l'intelligence tactique impressionne les observateurs.
Un parcours marqué par une défaite fondatrice
Il y a tout juste un an, c'est dans cette même Accra Arena que l'aventure d'Axel Sola à l'UFC a débuté. Douze mois plus tard, pour son quatrième combat dans la plus prestigieuse des organisations, il est devenu la tête d'affiche. Cette ascension doit beaucoup à sa défaite face au Gallois Mason Jones, la seule concédée à ce jour en carrière, survenue par décision partagée en mars dernier lors de l'UFC Londres. Paradoxalement, cette défaite lui a ouvert les portes de la notoriété numérique et a convaincu l'UFC de prolonger son contrat.
Sa vaillance, sa capacité à ne rien lâcher en toutes circonstances et son aptitude à ériger son sport en art véritable l'ont propulsé au rang des gladiateurs vénérés sur les réseaux, adoubés par leurs pairs. Pour rester dans la lumière, il lui faut aujourd'hui remonter sur le ring sans avoir eu le temps de préparer un camp d'entraînement optimal : six semaines seulement se sont écoulées depuis sa victoire éclatante par soumission au premier round face au Brésilien Bonfim, lors de l'UFC Abu Dhabi. Une situation qui ne le fait pas vaciller dans ses certitudes.
Les clés du combat selon son coach
« Sincèrement, on s'est adapté, en gérant les volumes d'entraînement. Du coup, là, je me sens bien, prêt à y retourner », confie Axel Sola, qui ne laisse quasi rien paraître de ses émotions, se montrant aussi taiseux qu'un vieux loup de mer. Son coach de toujours, Aldric Cassata, livre ce qui, à ses yeux, pourrait être les clés de ce choc franco-français, dont la simple annonce a fait saliver toute la planète MMA : « Il y aura de la pression des deux côtés, mais sans rentrer dans le détail des ajustements sur lesquels on a bossé, je pense qu'Axel devra chercher à imposer son style s'il veut sortir vainqueur de ce combat. »
Face à Sola se dresse un adversaire redoutable : Farès Ziam, encore aux portes du Top 15 mondial, après une impressionnante série de six victoires consécutives, avant d'être freiné par une défaite aux points concédée il y a trois mois face à l'Australien Tom Nolan. Le Lyonnais reste possiblement le lascar le plus dangereux qu'Axel Sola ait eu à affronter depuis qu'il a choisi de faire de la cage son terrain d'expression favori.
Un adversaire complet et grand pour la catégorie
« En tout cas, c'est l'un des adversaires les mieux classés que j'ai eu à affronter. Il est techniquement assez complet et plutôt grand pour la catégorie, ce qui lui donne un avantage en termes d'allonge. À moi de savoir au mieux gérer la distance », analyse Axel Sola. Grâce aux vidéos qu'il compile soigneusement sur son smartphone, il a pu cibler les potentielles forces et faiblesses de Ziam, mais il a aussi acquis la certitude que rien ne lui sera facile. « Il me faudra rester toujours en mouvement, bien trouver mes entrées et capitaliser sur ses erreurs », ajoute-t-il.
L'information supplémentaire de cette soirée : Salahdine Parnasse, le prodige du MMA français, après des années à briller au KSW, fera ses grands débuts à l'UFC. Son combat face à Dan Hooker, adversaire classé dans le top 10 chez les lightweights, est également programmé à Paris en co-main event. Ce double choc franco-français promet une soirée historique pour le MMA tricolore.



