Présidentielle 2027 : Roussel candidat, la droite refuse de s'effacer
Présidentielle 2027 : Roussel candidat, la droite résiste

La campagne pour l'élection présidentielle de 2027 s'est animée dimanche 6 septembre avec l'arrivée d'un nouveau candidat à gauche, des appels pressants au rassemblement à droite et au centre, et une fin de non-recevoir claire de Bruno Retailleau et Gabriel Attal. Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a officialisé sa candidature, tandis que les ténors de la droite et du centre campent sur leurs positions malgré les sondages.

Fabien Roussel officialise sa candidature après un vote des adhérents

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, a officialisé dimanche soir sa candidature à la présidentielle lors du JT de 20 heures de TF1. Il a présenté ce choix comme « largement réfléchi » pour porter « un projet de rupture ». Cette décision fait suite à un vote favorable des adhérents du parti, qui se sont exprimés à 72,06% en faveur de sa candidature.

Le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) retente l'aventure malgré son faible score de 2022, où il avait recueilli 2,28% des voix. Cette candidature, sans réelle surprise, pourrait toutefois susciter des tensions au sein de son propre parti et chez La France insoumise, qui l'accuse d'avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d'accéder au second tour en 2022. Selon un sondage Ipsos/BVA publié samedi dans Le Parisien, Fabien Roussel obtiendrait entre 2,5% et 3,5% des intentions de vote au premier tour.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

À gauche, la course s'étoffe. Outre le leader Insoumis, Fabien Roussel rejoint la patronne des Écologistes Marine Tondelier, ainsi que les candidats de la primaire du pôle socialiste et démocratique, comme Raphaël Glucksmann, Olivier Faure ou Ségolène Royal. Cette dernière a annoncé avoir réuni les parrainages nécessaires au sein du PS pour se présenter à cette compétition.

Maud Bregeon appelle à un rassemblement rapide derrière Édouard Philippe

Soutien officiel de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a exprimé son impatience de voir les candidats de la droite et du centre se réunir autour du patron d'Horizons. « On ne peut pas se permettre d'attendre trop longtemps », a-t-elle exhorté, appelant au ralliement de Gabriel Attal (Renaissance) et Bruno Retailleau (LR) derrière le maire du Havre pour éviter un second tour LFI/RN.

« J'aimerais que, très rapidement, on ait un candidat unique », a-t-elle insisté dans l'émission Le Grand Jury RTL/Ouest-France/Public Sénat/M6. Selon le sondage Ipsos/BVA, Édouard Philippe est actuellement le mieux placé du socle commun pour accéder au second tour, avec 14,5% d'intentions de vote, contre 7,5% pour Gabriel Attal et 6% pour Bruno Retailleau, dans une configuration où les trois seraient candidats. Marine Le Pen est loin devant avec 34% des intentions de vote.

Retailleau et Attal refusent de se retirer et visent la victoire

Malgré les sondages, Bruno Retailleau et Gabriel Attal maintiennent leurs candidatures. « J'irai jusqu'à la victoire. Et je pense vraiment que cette victoire, elle est à portée de main », a lancé le président des Républicains sur BFMTV. Le sénateur de Vendée a multiplié les attaques contre le Rassemblement national, qu'il qualifie de « parti girouette » taxé « d'amateurisme », et a appelé les électeurs du RN à le soutenir, se présentant comme le « candidat de la radicalité sérieuse ».

Invité sur la même chaîne, Gabriel Attal a martelé que « les sondages à huit mois d'une élection ne disent rien de l'élection ». « Je suis candidat (...) car je considère que personne d'autre ne porte le projet que je porte » et « je vais continuer à me battre pour ça jusqu'à la victoire », a-t-il assuré.

François Bayrou propose un tour préliminaire élargi

Le patron du MoDem et ex-Premier ministre François Bayrou, lui, ne paraît pas très emballé par le trio Philippe, Attal, Retailleau. Sur Europe 1 et CNews, il propose un « tour préliminaire » élargi, allant « de tous ceux qui refusent l'alliance » avec Jean-Luc Mélenchon « à tous ceux qui refusent l'alliance » avec Marine Le Pen. « Il faut organiser une compétition loyale entre tous ceux qui partagent l'impératif d'écarter les extrêmes », une confrontation sur « deux mois » et après, « on vote ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Quant aux participants à cette compétition, François Bayrou a cité plusieurs noms : Bernard Cazeneuve, David Lisnard, Élisabeth Borne, Bruno Le Maire, Thierry Breton, Jean-Louis Borloo. En revanche, Sarah Knafo (Reconquête) n'est pas mentionnée. Concernant Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire du pôle socialiste, il « aurait pu en être s'il n'avait pas fait le choix d'aller avec le PS », selon François Bayrou.