Boycott anti-RN près de Draguignan : la Mutuelle française visée par une plainte
Boycott anti-RN : la Mutuelle française visée par une plainte

Le député RN de la 8e circonscription du Var, Philippe Schreck, a déposé plainte contre la Mutuelle française Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur après que celle-ci a refusé de renouveler un partenariat avec la commune de Salernes, dirigée par le maire RN Lohan Ferretti. La plainte, fondée sur l'article 40 du Code de procédure pénale, a été transmise au procureur de la République de Draguignan.

Un mail aux motivations explicites

Le litige trouve son origine dans un courriel envoyé par la Mutuelle française à la commune de Salernes le 1er septembre. Le responsable des activités de prévention santé Paca y évoque une « évolution concernant la politique de partenariat avec les municipalités remportées par les candidats du Rassemblement national et alliés ». Il précise que cette évolution « conduit à l'impossibilité de mener des actions en partenariat avec ces collectivités », tout en maintenant les actions déjà engagées.

Pour Philippe Schreck, ces motivations relèvent d'une « discrimination aboutissant au tri de la population en fonction de l'opinion politique des élus territoriaux ». Le parlementaire, également candidat aux sénatoriales, a qualifié la situation d'« hallucinante » et a critiqué les dirigeants de la mutuelle, les qualifiant de « pantouflards recasés » sur ses réseaux sociaux.

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Un atelier séniors maintenu par arrêté municipal

Le partenariat concerné portait sur l'organisation d'un atelier « Équilibre ergo » destiné à prévenir les chutes chez les personnes âgées. Cet atelier gratuit devait accueillir une quinzaine de personnes de plus de 60 ans présentant des troubles de la marche ou de l'équilibre. Treize séances étaient programmées entre le 17 septembre et le 12 novembre, dont une animée par un ergothérapeute.

Face à cette situation, le maire de Salernes, Lohan Ferretti, a décidé de prendre un arrêté pour permettre le déroulement des ateliers dans sa commune. « Je ne veux pas impacter mes administrés, y compris ceux qui n'ont pas voté pour moi », a-t-il expliqué, précisant vouloir obtenir « des garanties côté assurance » sans passer par un partenariat avec la mutuelle.

Des questions sur l'ampleur du phénomène

L'élu RN s'interroge sur l'étendue de cette pratique : « Tout ça pour dire qu'ils ne signent pas de partenariat avec vous. Mais est-ce qu'ils demandent à tous leurs adhérents de quel bord politique ils sont ? », a-t-il déclaré, ajoutant travailler « même avec des syndicats d'extrême gauche ». Il s'inquiète : « On en arrive à un stade grave, là. Combien de villes sont concernées ? »

Contactée par Var-matin, la direction parisienne de la Mutuelle française a indiqué avoir « pris en compte en interne » le mail problématique, sans souhaiter « faire de commentaire à chaud ». La plainte déposée par Philippe Schreck devra désormais être examinée par le procureur de la République de Draguignan.

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