Volkswagen a approuvé jeudi un nouveau plan de restructuration prévoyant environ 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires dans le monde d'ici à la fin de la décennie. Ajoutées aux 50.000 réductions de postes déjà annoncées entre 2024 et 2026, ces mesures porteraient le total à 100.000 emplois supprimés, soit environ 15 % des effectifs du premier constructeur automobile européen.
Une décision unanime du conseil de surveillance
Cette décision a été prise à l'unanimité par la commission de présidence du conseil de surveillance. Elle doit encore être formellement examinée lors d'une réunion plénière prévue vendredi. Le groupe justifie cette réduction de voilure par une concurrence mondiale accrue, l'évolution de la demande et les bouleversements technologiques du secteur automobile.
Des usines allemandes sous pression
Le conseil de surveillance a notamment constaté une surcapacité de production de 500.000 véhicules en Europe. Quatre sites allemands sont particulièrement concernés : Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm. Pour ces usines, dont l'avenir reste incertain, le constructeur affirme étudier des solutions alternatives d'utilisation.
Comme d'autres grands constructeurs allemands, Volkswagen est confronté à une demande jugée insuffisante, à une transition vers l'électrique plus lente qu'espéré et à la montée en puissance des marques chinoises. Christiane Benner, vice-présidente du conseil de surveillance et présidente du syndicat IG Metall, a indiqué que le directoire disposait désormais de la base nécessaire pour élaborer des scénarios d'avenir pour l'ensemble des sites du groupe.



