Samir Zrhiba : de l'art numérique aux Cévennes, guide à la Bambouseraie
Samir Zrhiba : de l'art numérique aux Cévennes, guide

Samir Zrhiba, 30 ans, a parcouru le monde avant de revenir s'installer dans les Cévennes. Cet été, il travaille comme guide saisonnier à la Bambouseraie de Générargues (Gard), un jardin botanique de 170 ans qui réunit plus de 1 300 variétés de bambous, d'arbres et de plantes remarquables. Arrivé début avril, il y assure quatre journées de neuf heures par semaine, partageant avec les visiteurs son goût pour la nature et la transmission.

Un parcours atypique : de l'art numérique à l'Amérique latine

Originaire du Gard, Samir Zrhiba avait d'abord emprunté une tout autre route. Après un master autour de la création artistique et numérique, il comprend que l'univers de l'art contemporain ne lui correspond pas. Il décide alors de partir dans le sud de l'Europe : Espagne, Portugal, Maghreb, puis un voyage d'un an et demi en Amérique latine, du Mexique à la Bolivie.

À son retour en France, il travaille comme community manager. Mais le déclic n'est toujours pas là. « J'ai essayé, mais je me suis dit que ce n'était toujours pas ça. Je voulais quelque chose qui me corresponde davantage, être en contact avec la nature, dans la transmission et le partage », confie-t-il. Il passe son Bafa, envisage un BPJEPS dans l'éducation à l'environnement, puis s'installe dans les Cévennes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une annonce qui change tout

Une annonce de la Bambouseraie retient son attention. « C'était un lieu qui m'avait déjà tapé dans l'œil. Le cadre et la renommée du site correspondaient à ce que je recherchais », explique Samir. L'année de ses 170 ans, il rejoint ce jardin botanique unique, situé à Générargues, dans le Gard.

En tant que guide, Samir présente les différentes variétés de bambous et anime des ateliers. L'été, les guides conçoivent eux-mêmes les ateliers qu'ils présentent ensuite aux familles, autour du climat, des plantes ou des animaux. « Il faut surtout être à l'aise devant les gens. On peut parfois parler devant de grands groupes », précise-t-il. Certaines visites réunissent jusqu'à 90 participants, mais elles peuvent aussi être maintenues pour une seule personne. « Là, c'est une visite privilégiée ! », sourit-il.

Une routine bien rodée

Lorsqu'il assure l'ouverture, Samir arrive avant le public. Il effectue un premier tour pour vérifier que les espaces sont propres et que tout est en ordre. À 9 heures, l'équipe se répartit les missions : visites, groupes privés, événements ou préparation des ateliers. Sous les bambous géants, il arpente chaque allée pour accompagner les visiteurs. À raison de deux à trois visites par jour et de plus de deux kilomètres par tour, son compteur affiche généralement 20 000 pas.

La nature lui réserve aussi quelques surprises. Après un atelier consacré aux serpents, Samir invite les participants à ouvrir l'œil pendant leur promenade. Plus tard, une visiteuse lui montre une vidéo tournée près des bassins. « Elle avait filmé un petit serpent, d'environ 20 centimètres, en train de manger une grenouille. C'était impressionnant. Je venais justement d'en parler et quelqu'un avait réussi à observer cette scène assez rare », raconte-t-il.

Une saison riche en partage

À l'issue de sa saison, Samir aimerait renouveler l'expérience. Après l'art numérique, il cultive désormais un autre talent : l'art de la transmission. Ses journées, vivantes et imprévisibles, illustrent parfaitement ce choix de vie au cœur des Cévennes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale