Delogu dénonce une campagne de dénigrement après sa garde à vue
Delogu dénonce une campagne de dénigrement

Le député de La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu a dénoncé, samedi 29 août, une « campagne de dénigrement » après sa garde à vue, consécutive à une altercation avec des policiers survenue à Marseille. Dans un communiqué, l’élu des Bouches-du-Rhône affirme que les faits qui lui sont reprochés sont « infondés » et qu’il a été « victime d’une violence policière disproportionnée ».

Une altercation survenue jeudi à Marseille

Les faits se sont déroulés jeudi 27 août, dans le 3e arrondissement de Marseille. Selon le récit du député, il se trouvait sur le marché de la Plaine lorsqu’il a été interpellé par des policiers. L’altercation a rapidement dégénéré, conduisant à son placement en garde à vue au commissariat central de la cité phocéenne. Il a été relâché vendredi 28 août, sans poursuites à ce stade, selon une source proche du dossier.

La version de la police nationale diffère. Les forces de l’ordre évoquent un « refus d’obtempérer » et des « outrages » de la part du parlementaire. Une enquête administrative a été ouverte par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), également saisie par le député, qui a déposé plainte pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».

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Un député habitué des prises de position médiatiques

Sébastien Delogu, 39 ans, est une figure montante de La France insoumise. Il s’est fait connaître en 2024 en brandissant un drapeau palestinien dans l’hémicycle, puis en étant exclu temporairement de l’Assemblée nationale pour avoir perturbé une séance. Il est également connu pour ses interventions remarquées sur les questions de pouvoir d’achat et de justice sociale.

Dans son communiqué, il dénonce une « instrumentalisation politique » et estime que son interpellation vise à « intimider un élu qui défend les quartiers populaires ». Il appelle à une « transparence totale » sur les circonstances de son arrestation et demande la diffusion des images de vidéosurveillance de la zone.

Une procédure qui pourrait avoir des répercussions politiques

Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu, alors que La France insoumise cherche à peser dans le débat sur la sécurité et les violences policières. Le parti a apporté son soutien à son député, dénonçant « une provocation inacceptable » de la part des forces de l’ordre. Plusieurs élus de gauche ont également exprimé leur solidarité, tandis que des voix à droite ont appelé à la démission du député.

L’enquête de l’IGPN devra déterminer les responsabilités de chacun. Si la version du député est confirmée, cela pourrait relancer le débat sur les méthodes d’interpellation des forces de l’ordre dans les quartiers sensibles. À l’inverse, si les accusations de la police sont retenues, cela pourrait affaiblir la position de Sébastien Delogu, qui se présente comme un défenseur des droits des citoyens face aux abus de l’État.

En attendant, le député a annoncé qu’il saisirait le Défenseur des droits pour faire la lumière sur cette affaire. Il a également prévu de rencontrer ses soutiens à Marseille dans les prochains jours. La procédure judiciaire, elle, suit son cours.

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