Le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête après la découverte, jeudi 27 août, d'un projet d'attentat visant une synagogue à Sarcelles (Val-d'Oise). Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue, selon une source proche de l'enquête, citée par Le Monde. L'affaire, qualifiée de « sensible et toujours nébuleuse », intervient dans un contexte de menace terroriste élevée en France.
Une découverte qui relance l'alerte
Les faits ont été révélés par Le Monde, qui s'appuie sur des sources concordantes. Jeudi 27 août, les enquêteurs ont été alertés d'un possible projet d'action violente contre la synagogue de Sarcelles, une commune comptant une importante communauté juive. Immédiatement, le PNAT a été saisi et une enquête préliminaire a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes ».
Selon une source proche de l'enquête, plusieurs suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Leur identité et leur nombre n'ont pas été précisés à ce stade. Les perquisitions se poursuivent afin de déterminer l'état d'avancement du projet et les éventuels soutiens logistiques.
Une enquête sous haute tension
L'affaire est décrite comme « sensible » par les autorités, en raison de la cible visée et du contexte de menace terroriste qui pèse sur la France. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a réagi sur Twitter, saluant « le travail des services de renseignement » et assurant que « la menace est prise très au sérieux ». Il a également appelé à la vigilance, notamment à l'approche des fêtes juives.
La communauté juive de Sarcelles, forte de plusieurs milliers de membres, est sous le choc. Le maire de la ville, François Pupponi, a exprimé son « émotion » et sa « colère », tout en appelant au calme. Une cellule psychologique a été ouverte pour les habitants, et un renforcement de la présence policière est prévu devant les lieux de culte.
Un contexte de menace toujours élevé
Cet incident rappelle que la menace terroriste reste élevée en France, près de cinq ans après les attentats de janvier 2015. Depuis, les services de renseignement ont déjoué plusieurs attaques, mais la vigilance reste de mise. Selon le ministère de l'Intérieur, 32 attentats ont été déjoués depuis 2017. L'enquête en cours devra déterminer si ce projet était lié à une organisation terroriste ou à des individus isolés.
Le PNAT a indiqué que l'enquête se poursuivait afin de « faire la lumière sur ce projet » et de « identifier l'ensemble des participants ». Les gardes à vue peuvent durer jusqu'à 96 heures en matière terroriste, laissant le temps aux enquêteurs de vérifier les éléments recueillis. En attendant, la communauté juive de Sarcelles reste sous protection renforcée, et la ville vit au rythme des contrôles d'identité et des patrouilles.



