À Sète, les glaciers ont vécu un été particulièrement réussi, malgré un démarrage poussif. Alors que certains secteurs touristiques ont souffert, les professionnels de la glace se réjouissent d'une dynamique positive, stimulée par les fortes chaleurs et une affluence soutenue en août.
Un début de saison poussif, puis une embellie en août
En début de saison, le constat était partagé par de nombreux professionnels. L'été a démarré à un rythme lent, avec un recul marqué de la fréquentation touristique sur le bassin de Thau en juin. "En juin et juillet, on a un peu attendu les touristes", expliquent Evelyne et Maëlys, qui ont ouvert Maison Maë au printemps. "Le mois d'août est bon, avec beaucoup d'étrangers notamment."
Sans comparaison avec les autres années, les deux femmes se disent satisfaites. "La glace est un achat facile, pas forcément réfléchi, estime Maëlys. Et surtout un des plaisirs pas cher." Selon les établissements, le prix moyen varie de 3 à 3,50 euros par boule.
Une activité record pour certains glaciers
Le pouvoir d'achat est un enjeu central pour les commerçants, mais les glaciers n'ont pas été impactés par les aléas économiques. "C'est la première année depuis qu'on a ouvert, en 2010, que l'on travaille autant, alors qu'il s'est monté 15 glaciers depuis dans la ville, affirme Marlon, gérant chez Alphonse & Fils. C'est contradictoire quand on entend les restaurants se plaindre du manque de monde et dire que c'est dur."
Le chef d'entreprise attribue ce succès à la recherche de glaces "vraiment faites maison" par ses clients. L'offre est riche et la concurrence rude, mais cela ne semble pas freiner la fréquentation.
Les fortes chaleurs, un atout pour les boutiques
Plus loin, dans la même rue, Aurélia, glacière chez Livea, estime que les épisodes de fortes chaleurs ont aussi aidé. "Les gens venaient chercher la climatisation à l'intérieur, on a presque manqué de place", explique-t-elle. "Ça nous a obligés à travailler différemment, avec moins de monde de 14 h à 17 h, mais davantage à d'autres moments", ajoute Nicolas, son collègue.
Quelle qu'en soit la raison, les glaciers apprécient le délice d'une saison réussie. Et ce, même s'il n'a pas fallu chômer. Une vendeuse résume : "On s'est quand même bien fait bousculer !"
Une offre riche et une concurrence rude à Sète
À Sète, l'offre est pourtant riche et la concurrence rude. Une vingtaine de glaciers se partage le marché, principalement dans le centre-ville et sur les quais, de l'artisan à la franchise nationale, en passant par le revendeur. Ces dernières années, des restaurateurs ont même ouvert des stands de glace.



