Marine Le Pen défend le gel des taxes sur le tabac aux buralistes
Le Pen défend le gel des taxes sur le tabac aux buralistes

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle, a apporté dimanche son soutien aux buralistes dans une lettre ouverte publiée par le RN, défendant le « gel des taxes sur le tabac » et la « désindexation du prix sur l'inflation » pour « stopper l'escalade fiscale ».

Cette initiative survient alors que la Confédération des buralistes a appelé à une « mobilisation nationale » à partir de lundi pour « défendre nos commerces de proximité et nos territoires », face à la hausse des prix du tabac et à l'essor du marché parallèle de cigarettes.

Une profession « vitale pour la vie sociale » des communes

Dans ce courrier, Marine Le Pen juge cette mobilisation « totalement légitime » et affirme vouloir « protéger ceux qui travaillent légalement, combattre réellement ceux qui organisent les trafics, redonner de la visibilité à votre profession ». Elle qualifie l'activité des buralistes de « vitale pour la vie sociale et économique de nos villes et villages ».

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La cheffe de file des députés RN propose deux mesures phares sur le volet économique : le gel des taxes sur le tabac et la désindexation du prix sur l'inflation. « L'augmentation permanente du prix du tabac ne peut tenir lieu, à elle seule, de politique publique », a-t-elle ajouté.

Renforcement des sanctions contre les trafiquants

Au-delà du volet fiscal, Marine Le Pen entend « alourdir fortement les sanctions contre les trafiquants et la vente à la sauvette » et renforcer les prérogatives des policiers municipaux pour qu'ils puissent notamment « participer aux saisies de produits illicites ».

Selon une étude des douanes publiée en octobre 2025, la part du tabac consommé en France métropolitaine échappant à la fiscalité nationale (TAFE) représentait un manque à gagner fiscal de 4,3 milliards d'euros en moyenne en 2023. Un rapport du Sénat de mai 2024 précise qu'un paquet de 20 cigarettes « premium » vendu 12,50 euros rapportait 10,50 euros à l'État (8,5 euros d'accise et 2 euros de TVA), contre 1 euro au buraliste et 1 euro de marge au fabricant.

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