Six ans après un premier essai controversé, J.K. Rowling maintient ses positions sur le sexe biologique et les droits des femmes. Dans un nouveau texte publié mercredi sur son site Internet, l’autrice britannique de Harry Potter assure vouloir poursuivre son engagement, notamment en apportant une aide financière aux femmes engagées dans des procédures judiciaires.
Un engagement financier et personnel
« Je continuerai à m’exprimer, je continuerai à utiliser mon argent pour aider les femmes qui autrement ne pourraient pas se permettre d’aller au tribunal », affirme la romancière de 61 ans. Accusée de transphobie par ses détracteurs, elle rejette cette qualification et estime que certaines revendications des militants transgenres menacent les droits des femmes et les espaces qui leur sont réservés.
Des prises de position toujours contestées
« Si un homme peut être une femme, ce n’est pas la même chose qu’une femme », écrit-elle, avant d’ajouter : « Cela peut ne pas vous concerner personnellement, mais cela importe à des millions de femmes qui ne peuvent pas se permettre le luxe de prétendre que leur sexe n’a pas d’importance. Je reste à leur côté. » Ses prises de position, qui lui ont attiré le soutien de certaines féministes, ont également provoqué de nombreuses critiques, notamment de Daniel Radcliffe, l’interprète de Harry Potter au cinéma.
Un contexte juridique en évolution
Depuis 2020, le cadre juridique britannique a évolué. En avril 2025, la Cour suprême a défini légalement une femme selon son sexe à la naissance. Début 2026, le gouvernement travailliste a précisé les règles concernant les espaces non mixtes, tout en maintenant les protections des personnes transgenres. Le NHS anglais a également décidé de ne plus orienter les femmes transgenres vers les espaces réservés aux femmes. « Mes opinions n’ont pas changé… mais le contexte a certainement évolué, et mon implication dans le sujet est devenue à la fois pratique et théorique », souligne J.K. Rowling.