Les incendies qui ravagent le Var depuis plusieurs jours ont déjà détruit plus de 5 000 hectares de végétation. Malgré une accalmie relative, les autorités appellent à la plus grande prudence : « Rien ne peut être considéré comme acquis », a prévenu la préfecture du Var dans un communiqué. Les pompiers, épaulés par des renforts venus de toute la France, poursuivent une lutte acharnée contre les flammes.
Un front toujours actif
Ce matin, le front principal, situé entre les communes de Gonfaron et des Mayons, restait actif. Les sapeurs-pompiers, au nombre de 1 200, étaient mobilisés sur le terrain, appuyés par des avions bombardiers d'eau et des hélicoptères. « La situation est stable mais précaire », a indiqué le commandant des opérations de secours, le colonel Éric Grohin. Les rafales de vent, qui ont atteint jusqu'à 80 km/h, compliquent la tâche des soldats du feu.
Des évacuations et des dégâts
Plus de 2 000 personnes ont dû être évacuées de leurs habitations, notamment dans les hameaux isolés. Certaines ont pu regagner leur domicile, mais d'autres restent hébergées dans des centres d'accueil d'urgence. Les dégâts matériels sont importants : plusieurs maisons ont été détruites, ainsi que des hangars agricoles et des véhicules. Heureusement, aucun blessé grave n'est à déplorer, mais deux pompiers ont été légèrement intoxiqués par les fumées.
Une mobilisation exceptionnelle
Face à l'ampleur du sinistre, des renforts ont été dépêchés depuis d'autres départements, notamment les Bouches-du-Rhône, le Gard et l'Hérault. Des moyens aériens de la sécurité civile sont également en action. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, doit se rendre sur place dans l'après-midi pour témoigner du soutien de l'État. « Nous mettons tous les moyens en œuvre pour protéger les populations et nos forêts », a-t-il déclaré.
La piste criminelle envisagée
Selon les premières constatations, l'origine du feu serait accidentelle, mais la piste criminelle n'est pas exclue. Une enquête a été ouverte par les gendarmes. Dans le département, déjà touché par de violents incendies en 2021, la sécheresse et les températures élevées favorisent la propagation des flammes. Les autorités rappellent les consignes de sécurité : ne pas fumer en forêt, ne pas faire de barbecue à proximité des zones boisées, et signaler tout départ de feu au 112.
Un été à haut risque
Cet incendie intervient dans un contexte de canicule et de sécheresse record. Les experts alertent sur l'augmentation des feux de forêt due au changement climatique. « Nous sommes confrontés à des conditions extrêmes, et il faut s'attendre à des étés de plus en plus difficiles », explique un spécialiste de l'Office national des forêts. La préfecture appelle à la vigilance pour les prochains jours, alors que des orages secs sont attendus, pouvant provoquer de nouveaux départs de feu.



