Le 11 septembre, à Saint-Jean-de-Védas, Louis S., un jeune homme de 21 ans originaire de Balaruc-les-Bains, a été violemment agressé à la sortie du Club Casita. Pris à partie par un groupe d'une dizaine de personnes, il a subi une double fracture de la mâchoire, entraînant 42 jours d'incapacité totale de travail. Une enquête est en cours pour identifier ses agresseurs.
Une soirée qui tourne au cauchemar
Ce vendredi soir, Louis passait la soirée au Club Casita avec un ami. Selon ce dernier, tout s'est bien déroulé à l'intérieur de l'établissement : ils avaient pris une table dans le carré VIP, ont chanté, rigolé, dansé. Mais à la sortie, alors qu'ils s'apprêtaient à partir, la situation a basculé.
« Mon fils s'est fait prendre à partie par un groupe de jeunes qui l'ont lynché à dix contre un. Agir de la sorte, ça me dépasse. Il n'y a que les lâches qui agissent comme ça », s'insurge le père de famille, qui multiplie les démarches pour que les mis en cause soient identifiés et interpellés au plus vite.
Une accusation infondée déclenche la violence
Louis raconte : « En sortant de la discothèque, mon ami a voulu s'acheter un sandwich avant de reprendre la route. Moi, je suis resté avec deux filles que je connaissais en l'attendant, à côté de la passerelle. C'est à ce moment-là qu'un groupe de jeunes s'est approché de moi. Ils étaient une dizaine. Et, d'un coup, l'un d'eux est venu face à moi et m'a reproché d'avoir frappé sa cousine. »
Surpris, Louis a tenté d'expliquer qu'il ne connaissait pas cette soi-disant cousine et qu'il n'avait violenté personne. Mais tout a dégénéré en un éclair. « Alors que je ne m'y attendais pas du tout, j'ai pris une droite. Je ne sais d'ailleurs même pas si c'est celui avec qui j'étais en train de parler qui m'a cogné ou si c'est un de ses amis qui m'a pris en traître. Ça m'a mis KO, je suis directement tombé à terre. C'est là que les autres se sont acharnés sur moi à coups de pied et de poing. J'ai eu beau me recroqueviller, ils m'ont passé à tabac. »
Heureusement, deux personnes qu'il connaissait se sont interposées et ont réussi à disperser le groupe. Louis s'est relevé, couvert de douleurs. Le videur a appelé les secours. Les pompiers l'ont pris en charge vers 6 h 30 et l'ont transporté à l'hôpital Gui de Chauliac, où il a été opéré à 10 h 30.
Un bilan physique lourd et une enquête en cours
Louis s'en sort avec une double fracture de la mâchoire, soit 42 jours d'incapacité totale de travail, mais aussi de fortes douleurs au poignet, des hématomes sur tout le corps et des genoux abîmés. Il est resté hospitalisé jusqu'au dimanche après-midi, puis a déposé plainte à la gendarmerie dans la soirée.
« Ils m'ont dit qu'une enquête était en cours, qu'ils avaient recueilli pas mal de témoignages de personnes qui avaient assisté à l'agression et qu'ils exploitaient les images de caméras de surveillance pour identifier les mis en cause. Mais, depuis, je n'ai plus eu de nouvelles. J'espère qu'ils vont les interpeller parce qu'ils m'ont roué de coups sans raison. La fille qui a dit que je l'avais soi-disant frappée, je ne sais même pas à quoi elle ressemble. Je ne la connais pas en fait. Je ne suis pas bagarreur moi. Je n'ai jamais eu de souci avec la justice et je n'ai frappé personne. Ils ont dû me confondre avec quelqu'un d'autre, ce n'est pas possible. »
Dans l'attente que les gendarmes retrouvent ses agresseurs, Louis devra prendre son mal en patience. Durant les deux prochaines semaines, sa double fracture de la mâchoire le contraint à une alimentation exclusivement liquide.



