Pêcheurs méditerranéens : mobilisation contre la hausse du carburant
Pêcheurs méditerranéens mobilisés contre le prix du carburant

Les pêcheurs de Méditerranée ont lancé ce lundi 14 septembre un mouvement de protestation contre la hausse des prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail, avec un blocage du port de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) et une manifestation prévue à Sète (Hérault). Les comités régionaux des pêches d'Occitanie, de Paca et de Corse, les trois organisations de producteurs (OP) de Méditerranée, ainsi que des syndicats de marins (salariés et patronaux) annoncent un mouvement commun qui « se poursuivra tant que des réponses concrètes n'auront pas été apportées aux principales revendications de la profession », selon leur communiqué.

Un « ras-le-bol général » face à des prix « exponentiels »

Le président du comité Occitanie, Bernard Perez, a prévu une manifestation devant les Affaires maritimes à Sète lundi après-midi. Une vingtaine de bateaux de pêche venus notamment de Banyuls-sur-Mer, Argelès-Saint-Cyprien et du Barcarès bloquait aussi lundi matin le port de Port-Vendres, selon Manu Martinez, vice-président du comité local pêche de l'Aude et des Pyrénées-Orientales et pêcheur à Port-Vendres.

Il pointe le gazole, qui « représente les trois quarts des frais qu'on peut avoir sur une journée de pêche » quand avant « c'était 30 % ». La guerre au Moyen-Orient a entraîné ces derniers mois une hausse des prix du carburant. « Les prix exponentiels du carburant » rendent « l'équation financière difficilement tenable », malgré les aides du gouvernement à la filière, reconduites pour septembre et octobre, abonde Christine Poncharreau, présidente du Comité régional des pêcheurs maritimes de Paca, dont une délégation a rejoint Sète pour ce premier jour de mobilisation.

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Une flotte en baisse et une surcharge administrative dénoncée

Le gazole pêche détaxé est aujourd'hui à 1,20 euro le litre dans la région, selon Christine Poncharreau. C'est « un tout », un « ras-le-bol général », a-t-elle expliqué à l'AFP. « On est victime d'une surcharge administrative, on sait que le règlement West Med (qui encadre le chalutage, ndlr) va être de plus en plus restrictif, les jeunes ne veulent plus s'installer, les plus âgés partent à la retraite, donc on subit une diminution sans précédent de notre flotte », a-t-elle détaillé.

La France, deuxième producteur européen de produits de la pêche

La France est le deuxième producteur européen de produits de la pêche, derrière l'Espagne, avec 477.000 tonnes de poissons et crustacés pêchés en 2024, quasi stable (+ 1 %) par rapport à 2023, selon les données du gouvernement. Cette mobilisation vise à alerter le Gouvernement sur la situation de la profession et son « ras-le-bol » face à des conditions jugées de plus en plus difficiles.

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