Invité ce dimanche dans l'émission Un dimanche à la campagne, Quentin Mosimann, nouveau directeur de la Star Academy, a évoqué avec émotion son enfance difficile. Le DJ et producteur a révélé avoir grandi dans un contexte précaire, marqué par la pauvreté et une séparation familiale traumatisante.
Une enfance marquée par la précarité
« Je viens d'une famille pauvre où je grandis entre ma maman qui travaille dans un food truck sur un parking et qui alterne entre ce job-là et les ménages », a-t-il raconté dans l'émission de Frédéric Lopez. Son père, de son côté, « va faire contremaître sur les chantiers, des formations pour être masseur » avant de « se mettre en tête de créer une roulotte ambulante » pour vendre des crêpes « à travers la Suisse » et finit par trouver son point de chute.
Malgré le manque d'argent, Quentin Mosimann garde des souvenirs heureux de cette période, notamment les Noëls passés dans des centres où des cadeaux leur étaient offerts. « J'ai adoré sur le moment, les gens étaient gentils avec moi », a-t-il ajouté, expliquant avoir compris plus tard que c'était « parce qu'on n'avait pas une thune ».
Une séparation familiale déchirante
La séparation de ses parents a provoqué un véritable séisme dans sa vie. « J'étais avec ma sœur et mon père voit que ça se passe mal avec le beau-père du moment. Ma maman part en dépression, elle part en clinique… », a raconté celui qui est devenu papa en 2024.
Son père, inquiet pour leurs conditions de vie, a alors demandé la garde des enfants. Mais le tribunal a pris une décision radicale : séparer Quentin de sa grande sœur, l'envoyant vivre en Suisse allemande tandis que sa sœur resterait avec leur mère. « Je perds du jour au lendemain tous mes repères, tous les jeux que je faisais avec ma grande sœur, et je me retrouve tout seul », a-t-il confié.
Un choc psychologique durable
D'après ce que lui rapporte sa mère, il a immédiatement ressenti la déflagration. « Au milieu de la décision du tribunal », le frère déchiré serait ressorti d'un entretien avec un psychologue « en (s)'étant uriné dessus ». « Je ne me souviens pas du tout de ça, mais je comprends aujourd'hui que ça a dû être un vrai choc », a-t-il admis.
Cette expérience a profondément marqué celui qui est aujourd'hui à la tête de la Star Academy, une trajectoire qui illustre son parcours depuis une enfance marquée par la précarité et la séparation.



