Marine Henry, déléguée adjointe du Patrimoine à Toulon, livre ses coups de cœur
Patrimoine à Toulon : les coups de cœur de Marine Henry

Marine Henry, déléguée départementale adjointe de la Fondation du patrimoine à Toulon, a vécu à Paris jusqu’en 2021 avant de s’installer dans la ville dont elle est tombée amoureuse. Elle raconte son parcours, ses engagements et livre ses recommandations pour les Journées européennes du patrimoine, qui se déroulent ce week-end.

Un parcours international et un retour aux sources

Née à Madrid, Marine Henry a passé l’essentiel de sa vie à Paris, où elle a exercé comme interprète de conférence, travaillé dans une compagnie pétrolière privée, puis rejoint un cabinet d’architectes. Elle parle couramment anglais, espagnol et italien, avec des notions de portugais et de russe.

Sa première venue à Toulon remonte à ses années étudiantes, il y a 50 ans, à Saint-Mandrier. Avec le père de sa fille, elle a acheté et rénové trois maisons en ruine dans le vieux village du Revest, jusqu’en 2002. Après 15 ans d’absence, elle redécouvre la ville en 2016-2017, lors d’un trajet de la gare au port. « Ça m’a enchantée », confie-t-elle. Elle s’installe alors dans un vieil immeuble en face du Lido, puis, en 2020, trouve une maison à La Serinette, séduite par le quartier et son voisinage.

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Un engagement bénévole rapide et passionné

Marine Henry a rejoint la Fondation du patrimoine en 2025, lors du forum des associations. « Je cherchais le club d’aviron et je suis passée devant le stand de la Fondation. Instinctivement, je me suis arrêtée », raconte-t-elle. Après une discussion avec Pascale Solé, la déléguée départementale, elle s’est engagée en dix minutes. Elle a commencé par le territoire de la Vallée du Gapeau, puis est devenue déléguée départementale adjointe.

Son intérêt pour le patrimoine s’est développé avec le temps : d’abord esthétique, il est devenu historique et humain. « Si on n’entretenait pas leur travail, on les faisait mourir deux fois », explique-t-elle, évoquant les bâtisseurs du passé. Elle souligne aussi l’aspect économique : « on donne du travail aux gens ».

Ses monuments préférés et ses conseils aux visiteurs

Pour les Journées du patrimoine, Marine Henry recommande de découvrir des lieux nouveaux. Elle conseille notamment le musée des arts asiatiques, « un lieu d’émotion, de grande variété, hyper intime », et le musée d’art de Toulon, « assez grand pour nous offrir des choses à découvrir, en restant assez compact ».

Elle exprime un attachement particulier à l’opéra de Toulon, « solennel sans être imposant », et à la Tour royale, « un repère, elle en impose », qui symbolise le lien entre le Toulon de villégiature et le Toulon qui travaille. Elle suggère aussi de prendre la navette sur le port pour aller à l’Espace Marine à La Seyne, afin de voir Toulon abrité par le Faron.

Marine Henry ne regrette pas sa vie parisienne : « Pas une minute ! J’y vais de temps en temps, le moins possible. » Elle apprécie le rythme apaisé de Toulon, où « les gens ne se bousculent pas dans la rue, les voitures ne forcent pas le passage aux cyclistes ». Comparant la vieille ville réhabilitée à celle de Valencia, en Espagne, elle affirme que Toulon a « des petits airs » de la ville espagnole.

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