Selon les derniers relevés de l'Office français de la biodiversité (OFB), la situation des petites rivières de France est historique : 1.373 petits cours d'eau sont complètement asséchés ou n'ont plus assez de débit pour couler au 1er août. C'est 554 de plus qu'il y a seulement un mois, et deux fois pire que l'année dernière à la même époque. « Le réseau ONDE enregistre la situation la plus critique jamais observée à cette période », alerte l'OFB.
Des records battus dans plusieurs régions
Les vagues de chaleur qui s'enchaînent cet été et le déficit de pluies depuis juin assèchent les campagnes françaises à une vitesse folle. La dégradation est particulièrement brutale dans plusieurs territoires. Parmi les départements les plus touchés, on retrouve la Creuse, la Vendée, la Loire-Atlantique, l'Aveyron, la Côte-d'Or, la Nièvre, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime. Sur un grand axe qui va de la Vendée jusqu'à l'est de la France, et qui descend vers le centre et le sud, les ruisseaux se réduisent à vue d'œil.
Près de la moitié des ruisseaux suivis sont à sec
Sur le terrain, les observations réalisées fin juillet confirment une situation exceptionnelle. Près de la moitié des ruisseaux suivis (43 %) sont désormais à sec ou coupés. C'est un triste record. La situation dépasse même les niveaux de l'été 2022, avec 112 rivières asséchées supplémentaires.
Un impact direct sur la biodiversité
Pire, quand l'eau cesse de couler, c'est tout le milieu naturel qui étouffe. « Au-delà de la disponibilité de la ressource en eau, les ruptures d'écoulement et les assecs affectent directement le fonctionnement des milieux aquatiques et la biodiversité qui en dépend », conclut l'OFB. Les poissons, les insectes et les plantes aquatiques sont les premières victimes de ces assèchements, qui compromettent également l'approvisionnement en eau potable et l'irrigation des cultures.



