Fibre Excellence : inquiétude sur la sécurité de l'usine
Fibre Excellence : la sécurité inquiète les syndicats

La mobilisation se poursuit sur le site de Fibre Excellence à Tarascon. Réunis mercredi 12 août, les salariés et l'intersyndicale réclament toujours une solution pour préserver l'activité et les emplois, alors que le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé fin juillet la liquidation judiciaire du site. L'une des urgences est désormais la mise en sécurité de l'usine, qui abrite notamment des produits chimiques.

Une mission de sécurité confiée à 34 salariés

Depuis la précédente mobilisation, l'intersyndicale a rencontré le préfet. Pour assurer la mise en sécurité, 34 salariés ont été désignés, avec rémunération, en complément des huit salariés déjà affectés à cette mission. À compter du 28 août, ils doivent être remplacés par une société sous-traitante, un transfert qui inquiète les syndicats.

« Il faut un savoir-faire très précis pour assurer la sécurité de cette usine », estime Adrien Archangelli, délégué syndical de Force ouvrière (FO), évoquant notamment les manipulations nécessaires autour des silos contenant des produits chimiques. Plusieurs tonnes de bois restent par ailleurs présentes sur le site, constituant, selon lui, un risque supplémentaire d'incendie dans un contexte particulièrement sensible.

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Des bâtiments amiantés sans travaux

L'intersyndicale s'inquiète également du sort de bâtiments situés en bordure du Rhône, où des travaux de désamiantage étaient prévus. Selon les syndicats, ces travaux ne seront finalement pas réalisés, laissant craindre une dégradation progressive des matériaux amiantés.

Mobilisés pour sauver « la dernière usine de pâte à papier d'Europe », les salariés demandent toujours une intervention de l'État pour permettre la poursuite de l'activité, évoquant une reprise publique de l'entreprise.

Des soutiens nombreux lors de la mobilisation

Le 12 août, ils ont été rejoints sur le site de Tarascon par des représentants de l'Union syndicale CGT 13, du GPLM (Grand Port de Marseille), des unions locales d'Aix-en-Provence, d'Arles, de La Ciotat, de Tarascon et de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM). L'objet de la mobilisation consistait, entre autres, à créer les convergences nécessaires à la préservation de l'emploi dans le département.

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