Ce samedi 26 septembre 2026, des salariés du magasin Brico Dépôt de Nice-Lingostière ont de nouveau débrayé, trois mois après une première grève « inédite » organisée le 26 juin 2026. Le mouvement, lancé à l’appel de la CGT, vise à dénoncer des conditions de travail et salariales jugées dégradées, alors que la direction affirme que seulement deux salariés sont en grève et que le magasin est resté ouvert.
Un débrayage pour dénoncer l’absence de progrès
Selon Michael Bertrand, salarié syndiqué, cette nouvelle action fait suite à l’échec des discussions avec la direction générale. « À l’appel de l’organisation syndicale du commerce, les salariés ont décidé de se mettre en grève car, depuis notre dernière action, rien n’a changé », a-t-il expliqué. « Aucun pas dans notre sens n’a été fait par la direction générale. Les salariés sont à bout et iront jusqu’au bout. »
Les grévistes affirment avoir reçu leur dernière prime, d’un montant moyen de 200 euros, tandis que les actionnaires de l’enseigne auraient perçu des sommes « bien plus importantes », selon les salariés. Ces derniers réclament également une revalorisation salariale et dénoncent des conditions de travail dégradées, notamment un manque de personnel.
La direction confirme un mouvement limité
Interrogée, la direction nationale de Brico Dépôt a confirmé que « deux salariés sont actuellement en grève sur les 103 que compte le dépôt de Nice ». Elle précise que ce mouvement « s’inscrit dans le cadre des mobilisations nationales organisées par les organisations syndicales ».
La direction ajoute que les revendications ont été transmises « dans le cadre du dialogue social organisé au sein de Brico Dépôt » et que les échanges se poursuivent « au sein des instances dédiées à cet effet ». La dernière réunion s’est tenue le 23 septembre 2026. Le dépôt de Nice est resté ouvert ce samedi pour accueillir les clients, selon la direction.
Des revendications qui persistent
Cette nouvelle grève intervient dans un contexte de mobilisation nationale, après une première action le 26 juin 2026. Les salariés de Nice-Lingostière, soutenus par la CGT, maintiennent leurs demandes de revalorisation salariale et d’amélioration des conditions de travail, alors que la direction affirme poursuivre le dialogue social.
Les prochaines étapes dépendront de la réponse de la direction générale aux revendications exprimées, tandis que les salariés se disent déterminés à « aller jusqu’au bout ».