La 29e édition de Fiest'à Sète s'est achevée lundi 3 août par une double ration de puro latino fun, avec le pianiste cubain Alfredo Rodriguez et le groupe mexicain Son Rompe Pera. Le final, attendu au tournant après une ouverture brésilienne réussie, a été parfait : d'abord en toute décontraction, puis en combustion générale.
Alfredo Rodriguez, le pianiste virtuose qui fait danser
Premier à entrer en scène, Alfredo Rodriguez n'est pas le premier venu. Ancien protégé de Quincy Jones, qui l'a découvert au Festival de Montreux en 2006, il s'est installé aux États-Unis en 2009. Pour son set, il a privilégié les reprises à la sauce jazz cubain, s'appuyant sur son dernier album ¡Take cover! et ses enregistrements précédents. Le public a pu entendre des versions de The Final Countdown, Bésame mucho, Hotel California, Thriller, La vie en rose ou encore Guantanamera.
Seule exception à ce florilège : sa composition Raices, interprétée en hommage au regretté Quincy Jones et dédiée aux immigrés du monde entier. Un moment sentimental et somptueux qui a touché le public.
Son Rompe Pera, la tornade garage-cumbia-marimba
Le groupe mexicain Son Rompe Pera, mené par les frères Jesús Ángel "Kacho" Gama et Allan "Mongo" Gama, a ensuite mis le feu au Théâtre de la Mer. Leur musique mélange folklorique mexicain, cumbia, danzón, garage rock, ska, rockabilly et punk, avec au centre une marimba, l'emblématique xylophone latino-américain. Les deux frères frappent sur l'instrument avec une énergie digne d'Animal du Muppet Show, fournissant à la fois mélodie et rythmique.
Le concert a dépassé les deux heures, et les musiciens ont fini torse nu, tatouages exposés. Ils ont également glissé quelques reprises dans leur maelström : Just Can't Get Enough, I Fought the Law, Bella ciao et Cariñito pour conclure. Le public, debout et en sueur, a partagé un moment de délire collectif.
Une édition 2026 réussie
Cette 29e édition de Fiest'à Sète, qui s'appelait initialement "Fiesta latina", s'est refermée en beauté. L'ouverture, avec Rogê et Gilsons, avait déjà offert des douceurs brésiliennes. Le final a confirmé la vitalité du festival, qui continue de mêler racines latines et énergie contemporaine.



