Les matchs se suivent et se ressemblent pour le Ballon d’or, qui ne trouve ni sa place ni son rôle exact en équipe de France, à mille lieux de ses prestations au PSG. Ousmane Dembélé était en difficulté contre le Sénégal.
Un nouveau statut, des responsabilités accrues
L’attaquant parisien a débarqué au Mondial-2026 avec un nouveau statut, hérité de ses exploits en club, et donc de nouvelles responsabilités. Après des années et plusieurs phases finales à occuper une fonction subalterne en bleu, celui qui a démarré en Bleu le 1er septembre 2016 face à l’Italie pouvait légitimement ambitionner de prendre du galon et de s’imposer comme l’un des leaders du groupe. Mais pour le moment, l’ancien Rennais (29 ans) se cherche et le sélectionneur peine à dénicher la bonne formule pour exploiter au maximum ses immenses qualités.
Au PSG, Dembélé a un poids considérable dans l’animation du jeu et dispose aussi d’une certaine liberté dans son placement. En EDF, il semble bridé, incapable de se lâcher et on peine même à déceler un match référence en 60 apparitions, seulement agrémentées de 7 buts. Doit-il finir sur le banc ? Voilà notre question du jour...
L’avis de deux journalistes du service des sports
Pour Aurélien Marre, c’est non : besoin de sa classe en pointe
La France est déjà en train de déplacer son Ballon d’Or sur le côté droit pour laisser le loisir à Mbappé d’évoluer à un poste qui n’est même pas le sien. Et maintenant, la doxa du ballon rond se demande si l’avant-centre phare des doubles champions d’Europe ne serait pas un problème ? Non mais sérieusement... On veut voir un match référence de Dembélé en Bleu ? Plaçons-le en pointe ! Prise de profondeur, décrochage, dézonage : tout ce que fait à merveille Kylian, Ousmane est capable de le faire et le démontre depuis deux ans au plus haut niveau. Surtout, il est décisif comme jamais auparavant et connaît son apogée footballistique. Alors, profitons-en en le mettant dans les meilleures conditions possibles, là où Kylian réussira à briller qu’importe son poste. Souvenez-vous enfin de son but contre Lille cette saison en Ligue 1 : le placement entre les deux défenseurs centraux est parfait, la louche délicieuse. Une palette technique qui n’a rien à envier à personne, exprimée grâce à son placement en pointe. Stop au Dembélé bashing. Ne gâchons pas ce talent en Bleu comme les Ribéry et consorts !
Pour Antoine Delgoulet, c’est oui : pourquoi pas en supersub !
Même s’il arrose parfois les tribunes, loin de moi l’idée de remettre en cause les immenses qualités de Dembélé. Il mérite son Ballon d’or grâce à sa fabuleuse année 2025... avec le PSG. Mais vous souvenez-vous de son dernier bon match en Bleu ? Oui ? On ne vous croit pas ! Parce que sur les 60 capes du garçon depuis 2016, ses belles prestations sous le maillot frappé du Coq sont à compter sur les doigts d’une seule main. Et je n’ai pas la mémoire qui remonte aussi loin ! À Paris, Luis Enrique en a fait la pierre angulaire de son système. Quand l’équipe joue pour lui, tous les talents du garçon éclatent au grand jour. Rappelez-vous de sa première année au PSG, dans l’ombre de Mbappé, Neymar et Messi. Moyenne... Ou ses six saisons à Barcelone avec « La Pulga » qui prenait toute la lumière. Pas terribles... À Dortmund, en 2016/17, il avait été étincelant. Car il y était un homme-clé. En Bleu, il est éclipsé par Mbappé, que Deschamps veut mettre dans les meilleures conditions. Ça s’entend. Dans le onze, on verrait plus une attaque avec Barcola, ou Cherki dans un dispositif tactique différent. Direction le banc pour Dembouz. Mais je crois en lui en supersub, quand les espaces se feront plus nombreux en fin de match !



