Menée 2-1 par Paris, l'AS Monaco basket joue ce dimanche soir (18h) à Gaston-Médecin pour rester en vie dans cette finale de Betclic Elite. En cas de défaite, Paris serait sacré champion au pied du Rocher. Monaco doit égaliser pour arracher une cinquième manche décisive mardi dans la capitale.
Monaco joue sans filet
Cette fois, Monaco joue sans filet : ça passe ou ça casse. La victoire ou les vacances. Menée 2-1 par Paris, la Roca Team doit égaliser ce dimanche soir pour arracher la 5e manche décisive mardi dans la capitale. Sinon, c'est Paris qui sera déclaré champion et soulèvera le trophée à Gaston-Médecin.
Un fait certain, Monaco ne sera donc pas sacré à la maison. Ce rêve habitait les supporters de l'ASM qui n'ont jamais pu célébrer un trophée à domicile. Qu'il s'agisse des 4 Leaders Cup, des deux Coupe de France, des titres de champion 2023 et 2024, de l'EuroCup 2021, la Roca Team a toujours remporté ses derniers combats à l'extérieur.
Les regrets de 2018
L'occasion fut parfaite en 2018, mais c'est Le Mans qui était venu remporter la cinquième manche et le titre de champion à Gaston-Médecin. Mais l'heure n'est aux regrets. Touchée, mais pas coulée, la Roca Team va se battre ce dimanche pour rester en vie.
Battue au rebond, dans les duels et incapable de transformer les lancers vendredi (9/21), l'ASM devra rendre une autre copie ce dimanche. Les corps sont endoloris, la saison a été longue, très longue (92e match ce soir), l'effectif est court, très court, mais il serait imprudent d'enterrer trop vite ce Monaco.
La pression défensive de Paris
L'ASM va devoir répondre et résister à cette grosse pression défensive mise par Paris, un Paris basket qui a gagné la bataille de l'engagement et trouvé les ouvertures pour aller punir près du cercle.
Selon Matthew Strazel, qui ne sera pas suspendu après son exclusion vendredi : « Les scénarios ont l'air de se répéter. On mène et puis ils reviennent, ils arrivent à être plus lucides sur la fin. On a oublié de se passer la balle, on n'était pas dans les bons espaces, le collectif s'est frustré. On va essayer de reproduire les efforts des trois premières manches. Car les efforts, on les fait. Mais il faut être plus intelligent à l'arrivée. »
Les atouts parisiens
A 40 minutes de réaliser le « back to back » (doublé), Paris ne sera pas simple à contenir. L'ancien ailier des Cavs de Cleveland, Lamar Stevens, le petit Prince de l'Adidas Arena, Nadir Hifi, le shooteur chilien Sebastian Herrera et le pivot sénégalais Mouhamed Faye (9 points, 7 rebonds) ont dominé la 3e manche. Yakuba Ouattara, l'ancienne figure du Rocher (de 2015 à 2024) a lui l'occasion de soulever le trophée à Gaston-Médecin.
Les difficultés monégasques
Une image a marqué les esprits vendredi : Elie Okobo, éreinté en fin de match, venant s'asseoir tout au bout du banc après sa 4e faute. Assis juste derrière lui, en tribunes et spectateurs, Mike James et Daniel Theis. MJ a refusé de transpirer durant ces play-offs pour cause d'impayés et Theis, victime d'un doigt cassé fin avril, a préféré ne pas prendre de risques… Résultat, 8 gars seulement (puis 9 avec le retour de Makoundou) qui eux ont tout donné jusqu'au bout, pour le maillot, l'orgueil et l'amour du jeu. Et ce, même si la plupart vont quitter le Rocher, et que le club n'est encore assuré de rien pour son avenir.
Samedi, Matthew Strazel a évoqué le jour où, réuni dans un restaurant monégasque, le groupe « a décidé de continuer, plutôt que d'arrêter, malgré le non-paiement des salaires ». Une aventure contre vents et marées qui mériterait un happy end. A condition de trouver encore la force et les ressources, morales et physiques, là en définitive est toute la question.
Les équipes
ASM : Okobo, Strazel, Tarpey, Hayes, Makoundou, Blossomgame, Nedovic, Begarin, Michee, Moungalla. Ent. : Sergii Gladyr.
Paris : Cavalière, Robinson, Rhoden, Stevens, Faye, Hifi, Herrera, Dokossi, Sharhvin, M'Baye, Ouattara, Hommes. Ent. : Julius Thomas.



