Le parquet de Nice a annoncé, jeudi soir, la mise en examen pour assassinat d'un homme de 59 ans, soupçonné d'avoir tué son fils de 17 ans à leur domicile niçois. Conformément aux réquisitions du ministère public, il a également été placé en détention provisoire.
Une information judiciaire ouverte
Dans un communiqué, le parquet a précisé que « le mis en cause a été déféré ce jour devant un magistrat instructeur en vue d'une ouverture d'information judiciaire. Il a été mis en examen du chef d'assassinat et placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du ministère public. »
Le suspect, aide-soignant de profession et jusqu'alors inconnu de la justice, a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il a expliqué avoir tué son fils en l'étranglant, évoquant « un coup de folie » survenu dans un contexte de séparation conjugale.
Un appel aux policiers et des photos macabres
Lundi après-midi, l'homme avait lui-même contacté les policiers en affirmant qu'il venait de tuer son fils et qu'il souhaitait mettre fin à ses jours. Quelques minutes après cet appel, il avait envoyé à son épouse et à ses beaux-parents deux photographies les montrant, lui et son fils, dans des housses mortuaires.
Les policiers ont ensuite découvert le corps sans vie de l'adolescent dans l'une de ces housses, que le suspect a indiqué avoir récupérées sur son lieu de travail à l'hôpital. Le père, blessé après avoir tenté de se trancher la gorge, se trouvait également sur place.
Un scénario précis et une séparation non acceptée
Entendu à sa sortie de l'hôpital, l'homme a expliqué avoir d'abord tenté d'étouffer son fils « en lui plaçant un oreiller sur le visage, avant de l'étrangler avec le câble d'un fer à repasser ». Pour expliquer son geste, il a déclaré avoir compris le matin même que son épouse ne reviendrait pas au domicile conjugal et a évoqué la procédure de divorce engagée par cette dernière, « une séparation qu'il n'aurait pas acceptée ».
Le contexte : des violences conjugales signalées
Peu avant les faits, la mère de l'adolescent avait quitté le domicile conjugal. Elle avait déposé plainte samedi au commissariat de Nice pour des faits de violences conjugales et de harcèlement visant son conjoint, selon les éléments communiqués par le parquet.



