Nice : un homme violenté par son mari interpellé après l'intervention de voisins
Nice : un homme violenté par son mari interpellé

Dimanche 20 septembre 2026, à Nice, des voisins ont entendu les cris d'une femme dans un immeuble de la rue Cros-de-Capeu. Ils sont intervenus pour mettre fin aux violences, permettant à la police d'interpeller le conjoint, qui a opposé une forte résistance. L'usage d'un pistolet à impulsion électrique a été nécessaire.

Des voisins témoignent de leur intervention

« On entendait la dame pleurer. Nous sommes descendus avec un voisin. Nous avons tambouriné à la porte. Elle était mi-ouverte, nous l'avons poussée. L'homme a lâché la femme. Nous avons couru vers lui pour l'intimider », raconte « Gé », 32 ans, qui a participé à l'intervention. Il explique que les cris ont commencé vers 20 heures. « On entendait taper, des choses se casser », ajoute-t-il. Plusieurs voisins sont sortis sur le balcon pour crier « Arrête, lâche-la ! », ce qui a temporairement calmé la situation. Mais vers 22 heures, les bruits ont repris.

Selon les éléments recueillis par la police, le mari, alcoolisé, aurait poussé son épouse contre un mur, lui aurait arraché des cheveux, l'aurait saisie par le bras et au niveau de la mâchoire, tout en l'injuriant. Ces faits ne seraient pas une première, selon « Gé ».

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Une interpellation sous tension

Pendant que son voisin accompagnait la victime en bas de l'immeuble, « Gé » a tenu l'agresseur à distance. « Je lui ai dit de se mettre contre le mur, les mains en évidence. Il a essayé de venir vers moi, je l'ai gentiment repoussé en lui disant “Arrête tes conneries” », témoigne-t-il. Il précise que ses réflexes viennent de son expérience professionnelle dans la sécurité.

Les voisins ont appelé le 17. Un équipage de police est arrivé et les voisins les ont conduits à l'appartement. « Le gars était très violent, fou furieux », décrit « Gé ». Le policier a dû utiliser son Taser pour lui passer les menottes.

Un message aux victimes

« Gé » exprime sa « peine pour cette pauvre femme ». Il a souhaité témoigner pour adresser un message aux victimes de violences conjugales : « Qu'elles n'hésitent pas à demander de l'aide ». Il ajoute que cet homme « n'a pas de courage. Il s'en prend à une femme, mais dès qu'il y a un homme, il n'y a plus personne ». L'intervention des voisins a été déterminante pour mettre fin à cette soirée de violences.

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