AS Monaco Basket dos au mur : comment battre Paris pour égaliser en finale Betclic Elite
AS Monaco Basket dos au mur : égaliser face à Paris en finale

Alors que les discussions salées et les explications entre les deux camps continuaient de pleuvoir dans les coulisses de la salle Gaston-Médecin, d’autres ont préféré ranger leur langue dans leur poche à propos des décisions arbitrales de la soirée de vendredi lors du match 3. « Je n’aime pas prendre de position avec l’arbitrage. Je m’en fous. On joue au basket, on se doit d’être durs et c’est tout », réagissait à chaud l’ailier-fort de l’ASM Yoan Makoundou, bien conscient que le 3e épisode de la série finale de Betclic Elite version 2025-26 avait déjà échappé à la Roca Team. « On était déjà derrière. Contester, c’est inutile. »

Un match 3 qui a échappé aux Monégasques malgré une avance de 13 points

Les Monégasques ont de toute façon manqué d’un peu de tous les ingrédients nécessaires alors qu’ils ont pu compter jusqu’à 13 points d’avance dans le deuxième quart-temps (32-19). « Je sais que l’équipe a envie, mais parfois, il y a d’autres choses que l’envie qui comptent », a ajouté Makoundou. Puis le manque de spontanéité offensive a fait le reste pour l’ailier Terry Tarpey, dont les 10 points ont validé son rôle de déstabilisateur malgré le revers concédé. « Il y a plein de petites choses importantes qui n’ont pas tourné en notre faveur », estimait le Franco-américain. « Je pense qu’on a joué un bon basket dans l’ensemble, mais on n’a pas mis les tirs qu’il fallait. Alors, on a commencé à douter, à trop réfléchir à notre basket. D’une équipe qui joue à l’instinct et avec de la vitesse, on est passé sur un autre rythme de jeu. Et quand on est trop lent dans la première prise de décision contre Paris, on a du mal à en trouver une seconde. »

Une analyse lucide des difficultés princières à scorer à mesure que la rencontre avançait (26 points dans le premier quart, puis 18, 17 et 16). C’est justement dans cette capacité à contourner le premier verrouillage parisien, notamment proche du cercle, que résidera l’une des clés de ce match 4. Matthew Strazel n’a inscrit que 6 points dans le 3e épisode, après ses 22 points dans le 2e.

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« Il faut trouver les meilleures options secondaires »

« Il faut qu’on arrive à trouver les meilleures options secondaires, et ensuite, la défense viendra toute seule », poursuit l’ancien du Mans. Mais la Roca Team a-t-elle seulement les moyens de réagir, après un match 3 où l’intensité physique dans la touffeur de Gaston-Médecin a joué en faveur du tenant du titre ? « Quand on laisse Paris prendre du rythme, ils s’installent et sont imprévisibles », concédait Yoan Makoundou. « Il faut faire en sorte que ça ne se reproduise pas, mais ils n’ont pas ce problème d’effectif où ils doivent lutter à deux à l’intérieur (comme l’ASM avec lui et Hayes en l’absence de Theis). »

Dans ce qui sera le 92e match de la saison, celui qui est revenu en tant que pigiste médical sur le Rocher sent un groupe touché par une saison à rallonge. « Je viens de revenir, mais pour les gars [déjà présents], c’est sûr que ça fait beaucoup. Je sais que l’équipe a envie, mais parfois, il y a d’autres choses que l’envie qui rentrent en ligne de compte. Mais ce n’est pas fini, donc on s’accroche et on va voir. »

Une question d'ego et de fierté pour arracher un match décisif

Si la sortie n’est pas vraiment rassurante quant à la capacité de rebond de l’ASM, elle révèle surtout le peu de leviers restants pour renverser la vapeur. L’un d’entre eux reste encore l’honneur. « Oui, c’est une question d’ego, de fierté », avouait un Terry Tarpey dont on a cru un instant qu’il manquerait lui aussi à l’appel pour la manche 4 après être retombé sur la hanche sur un alley-oop. « C’était juste une réception bizarre, mais ça va. Tout le monde a des petites gênes quelque part, mais c’est la finale, on y va. On a fait pas mal de matchs en étant dans cette même position cette année, dos au mur. C’est ‘do or die’, alors il faut qu’on rebondisse. On veut aller à Paris une fois de plus. » Ce soir, ils ne sont encore que 9 pros monégasques sur les rotules pour y parvenir.

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