Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Rennes pour défendre les free parties, ces fêtes techno libres et gratuites, menacées selon elles par une répression judiciaire et policière croissante. À l'appel du collectif "Free Party Rennes" et d'autres associations, le cortège s'est élancé de la place de la République en début d'après-midi, direction la préfecture d'Ille-et-Vilaine.
Une mobilisation massive
Les organisateurs revendiquent près de 5 000 participants, un chiffre qui témoigne de l'attachement des Rennais à cette culture festive alternative. Parmi les manifestants, des jeunes, des moins jeunes, des familles, mais aussi des professionnels du secteur événementiel. Tous dénoncent une politique de "tolérance zéro" qui, selon eux, criminalise la fête et les pratiques festives.
Des free parties menacées
Depuis plusieurs mois, les free parties sont dans le viseur des autorités. Plusieurs événements ont été interdits ou réprimés, notamment dans l'Ouest de la France. Les organisateurs déplorent une application stricte de la législation sur les rassemblements festifs, avec des contrôles systématiques, des saisies de matériel et des poursuites judiciaires. Ils estiment que cette répression met en péril une tradition culturelle et sociale importante.
Un appel à la reconnaissance
Au-delà de la défense des free parties, les manifestants réclament une reconnaissance de ces événements comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel. Ils demandent un dialogue avec les pouvoirs publics pour trouver un cadre réglementaire adapté, qui permette d'organiser ces fêtes en toute légalité, sans les stigmatiser. "Nous ne demandons pas l'impunité, mais un espace de liberté encadré", explique un porte-parole du collectif.
La manifestation s'est déroulée dans le calme, sous la surveillance des forces de l'ordre. Aucun incident majeur n'a été signalé. Les organisateurs promettent de nouvelles actions si leurs revendications ne sont pas entendues.



