Ce 26 juillet 2026, une cérémonie solennelle s'est tenue en l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray pour commémorer le dixième anniversaire de l'assassinat du père Jacques Hamel. Le prêtre catholique avait été égorgé le 26 juillet 2016 par deux jihadistes se réclamant de l'État islamique, alors qu'il célébrait la messe matinale dans cette église de la banlieue rouennaise.
Une cérémonie empreinte de recueillement
Plus de 500 personnes, selon les autorités locales, ont assisté à la messe présidée par l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, en présence de nombreuses personnalités politiques, dont le ministre de l'Intérieur et le maire de la ville. Une plaque commémorative a été dévoilée à l'entrée de l'édifice religieux. Les cloches de toutes les églises du diocèse ont sonné à 10 heures, heure exacte de l'attaque.
Un hommage interreligieux
La cérémonie a revêtu un caractère interreligieux marqué. Le recteur de la grande mosquée de Rouen, Mohamed Karabila, a lu un verset du Coran appelant au respect de la vie, tandis qu'un rabbin de la communauté juive de la ville a récité une prière. Dans son homélie, Mgr Lebrun a déclaré : « Le père Hamel est un martyr de la fraternité. Son sacrifice nous rappelle que la foi ne peut être imposée par la violence. »
Le souvenir d'une tragédie nationale
Le 26 juillet 2016, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, âgés de 19 ans, s'étaient introduits dans l'église durant la messe, prenant en otage cinq personnes. Outre le prêtre, ils avaient grièvement blessé un paroissien, Guy Coponet, avant d'être abattus par les forces de l'ordre. L'attentat avait bouleversé la France et provoqué une vague d'émotion mondiale. Le pape François avait alors qualifié le père Hamel de « martyr ».
Dix ans plus tard, la paroisse continue de vivre sous le choc. « Nous n'oublierons jamais ce jour, mais nous essayons de reconstruire une communauté unie », a confié une fidèle de longue date. Les autorités ont salué la résilience des habitants. Le ministre de l'Intérieur a souligné que « la République ne cèdera jamais face au terrorisme ».
Cette commémoration s'inscrit dans une série d'hommages rendus à travers la France. Plusieurs écoles et rues portent désormais le nom du père Hamel, symbole de la lutte contre l'extrémisme et de la défense de la liberté de culte.



