Vallauris : la culture de la fleur d'oranger reconnue par l'Unesco
Vallauris : culture fleur d'oranger reconnue par l'Unesco

La coopérative Nérolium, installée à Vallauris, vient d'obtenir une distinction majeure : l'inscription de la culture de la fleur d'oranger au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco. Cette reconnaissance, officialisée par un diplôme remis récemment à la présidente Renée Pugi et au directeur Guillaume Gillet, associe le Nérolium aux « Savoir-faire liés au parfum en pays de Grasse », déjà inscrits depuis 2018.

Une reconnaissance internationale pour le Nérolium

« C’est une véritable reconnaissance pour notre coopérative que cette distinction exceptionnelle qui récompense notre volonté et notre capacité à transmettre les savoir-faire ancestraux à travers la culture de l’oranger bigaradier qui constitue une production unique spécifique à notre commune », s’exclame Renée Pugi, fière et heureuse. Guillaume Gillet, directeur, ajoute : « Nous avions déjà obtenu entre autres le label “Entreprise du patrimoine vivant” et cette nouvelle mise en valeur va donner au Nérolium et à notre écomusée une visibilité nationale et internationale encore accrue. »

À l'origine de cette inscription se trouve l'Association patrimoine vivant du Pays de Grasse, présidée par le maire de Grasse, Jérôme Viaud. Cette initiative vise à préserver et promouvoir les techniques traditionnelles de la parfumerie, dont la culture de la fleur d'oranger est un élément essentiel.

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Un savoir-faire ancestral

L'histoire du Nérolium remonte à 1895, lorsque les propriétaires d'orangers bigaradiers se regroupent en syndicat agricole. Cette union aboutit en 1904 à la création de la coopérative de distillation, qui devient un moteur économique pour Vallauris-Golfe-Juan au début du XXe siècle. L'oranger bigaradier, qui prospère sur les collines de la cité des potiers grâce à des conditions idéales, est rapidement surnommé « l'or orangé » de la commune.

Aujourd'hui, la coopérative perpétue cette tradition en produisant de l'eau de fleur d'oranger, des produits dérivés et surtout de la rarissime huile essentielle de néroli. D'une qualité exceptionnelle, cette huile entre dans la composition des parfums d'exception de la maison Chanel.

Une récolte exceptionnelle et des perspectives prometteuses

Arminé Germanneau, responsable administrative et commerciale, précise : « Cette année, la récolte a été particulièrement exceptionnelle puisque nos quelque 65 coopérateurs ont collecté près de 4 tonnes de fleurs d'oranger qui ont permis la fabrication de plus de 600 litres d'eau de fleurs d'oranger et de près de quatre litres de Néroli. » Cette performance témoigne de la vitalité de la filière et de l'engagement des producteurs locaux.

Au-delà de l'entretien des orangers bigaradiers centenaires, le Nérolium encourage la plantation de nouveaux individus sur des terrains dédiés, afin d'augmenter la production et d'assurer la pérennité de ce patrimoine vivant. Cette distinction par l'Unesco constitue un coup de projecteur bienvenu pour le Nérolium, son écomusée, mais aussi pour l'attractivité de la ville de Vallauris Golfe-Juan et de tout le territoire.

Des retombées économiques et touristiques

Cette reconnaissance internationale devrait attirer davantage de visiteurs dans la région, désireux de découvrir les secrets de la fabrication de l'eau de fleur d'oranger et du néroli. L'écomusée du Nérolium, qui retrace l'histoire de la coopérative et les techniques de distillation, bénéficiera d'une visibilité accrue, contribuant au rayonnement culturel et économique de Vallauris.

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