Psychologue : 5 comportements parentaux qui aggravent l'anxiété des candidats
Psychologue : 5 comportements parentaux aggravant l'anxiété

À l'approche des examens, de nombreux parents cherchent à soutenir leurs enfants, mais certaines bonnes intentions peuvent se révéler contre-productives. Une psychologue spécialisée dans l'accompagnement des adolescents met en lumière cinq comportements parentaux qui aggravent l'angoisse des candidats, au lieu de l'apaiser.

1. La pression excessive sur les résultats

Les parents qui mettent l'accent uniquement sur les notes et le classement créent un climat de performance toxique. L'enfant intègre l'idée que son amour propre dépend de ses résultats scolaires, ce qui génère une peur panique de l'échec. La psychologue recommande de valoriser les efforts et la progression plutôt que les seuls résultats chiffrés.

2. Les comparaisons avec les autres

« Regarde ton cousin, il a eu son bac avec mention » ou « Ta sœur était moins stressée que toi » : ces comparaisons, même bien intentionnées, renforcent le sentiment d'infériorité et d'isolement. Chaque enfant a son propre rythme et ses propres capacités. Les comparer aux autres ne fait qu'ajouter une pression inutile.

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3. La surprotection et l'évitement des difficultés

Certains parents cherchent à éliminer toute source de stress en faisant les devoirs à la place de l'enfant ou en négociant avec les enseignants. Cette attitude empêche le jeune de développer sa résilience et sa capacité à gérer l'adversité. L'exposition progressive aux défis est essentielle pour construire la confiance en soi.

4. Les discours catastrophistes

« Si tu rates ton bac, ta vie est fichue » ou « Sans bonnes notes, tu n'auras jamais un bon travail » : ces phrases anxiogènes installent une peur paralysante. La psychologue insiste sur l'importance de relativiser l'importance des examens et de rappeler qu'il existe toujours des alternatives et des secondes chances.

5. Le manque d'écoute et de soutien émotionnel

Certains parents, submergés par leur propre anxiété, minimisent les inquiétudes de leur enfant ou les balaient d'un « ce n'est pas grave ». Cette attitude invalide les émotions du jeune et l'empêche de verbaliser son stress. Une écoute active et bienveillante, sans jugement, permet au contraire de désamorcer l'angoisse.

La psychologue conclut que le rôle des parents n'est pas d'éliminer le stress, mais d'apprendre à l'enfant à le gérer. En adoptant une attitude calme, confiante et empathique, ils contribuent à créer un environnement sécurisant où l'enfant peut donner le meilleur de lui-même, sans peur paralysante.

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