Samedi, le polémiste d'extrême droite Jean Messiha a posté sur son compte X un visuel composé d'une photo de Zazie et d'une citation de propos qu'elle aurait tenus. La citation attribuée à l'artiste était la suivante : « Je demande à mes fans de faire barrage à l'extrême droite, déjà pour mes convictions et également pour la liberté de chacun. L'islamisme n'existe pas : l'extrême droite vous manipule. » Jean Messiha, membre du parti d'Éric Zemmour, a ajouté en commentaire : « Je vous présente Laziza ».
Depuis sa mise en ligne, la publication a été vue plus de 116 000 fois et a suscité de nombreuses réactions d'internautes insultant et menaçant l'artiste. La propagation de cette fausse information a engendré un climat de harcèlement envers Zazie, qui a reçu des messages violents sur les réseaux sociaux.
Une plainte pénale déposée
Dimanche, Zazie a fait savoir via un communiqué qu'elle a « décidé de déposer plainte pénalement ». Elle écrit : « Des posts circulent sur internet, m'attribuant des propos que je n'ai jamais tenus. Il s'agit a minima d'une atteinte à mon image et d'une usurpation de mon identité. » Elle remercie celles et ceux qui l'ont avertie de cette manipulation. La chanteuse souligne que ces accusations sont infondées et constituent une utilisation malveillante de son image à des fins politiques.
Jean Messiha n'a pas réagi à cette annonce et son post était encore en ligne ce lundi matin, malgré la plainte. Cette absence de réponse interroge sur la responsabilité des auteurs de fausses informations et les mécanismes de modération sur les réseaux sociaux.
Un contexte politique chargé
Zazie s'était déjà exprimée sur la politique dans une interview donnée à Libération en 2022. Elle se disait « traumatisée de Chirac - Le Pen », en référence à l'affiche du second tour de la présidentielle de 2002, et redoutait « la multiplicité des extrêmes ». Ses positions, clairement opposées à l'extrême droite, ont été instrumentalisées dans cette fausse citation.
Cette affaire illustre les dangers de la désinformation sur les réseaux sociaux, où des personnalités publiques sont régulièrement ciblées par des manipulations de leur image. Le dépôt de plainte de Zazie pourrait ouvrir une enquête pour identifier les responsables et rappeler la législation en matière de diffamation et d'usurpation d'identité.



