Des bénévoles essentiels mais en déclin
À Hyères, les bénévoles sont le cœur battant des animations estivales : fêtes de quartier, clubs sportifs et associations diverses. Pourtant, leur nombre diminue d'année en année, menaçant la vitalité de la vie locale. Au sein du Comité d'Intérêt Local (CIL) de la Bayorre, une poignée de volontaires s'active pour organiser les deux grands rendez-vous de l'été : la fête de la Bayorre (ce samedi 25 juillet) et la soupe au pistou du 22 août. Sans eux, ces événements n'existeraient tout simplement pas.
Annie, 70 ans : « J’ai toujours été tournée vers les autres »
Annie est bénévole au CIL depuis cinq ans. Infirmière de bloc à la retraite, elle a consacré 32 ans de sa vie au bénévolat sur La Garde avant de s'installer dans le quartier. « On veut que le CIL vive, explique-t-elle. On est une équipe dynamique, avec beaucoup d'anciens, on s'entend bien. » Elle calcule que tous ses jours de bénévolat cumulés sur l'année représentent « une quinzaine de jours ». À 70 ans, elle plaisante : « J'en ai encore pour 20 ans. »
Dominique, 68 ans : « Le bénévolat, c’est un état d’esprit »
Dominique a été bénévole « partout » : club de rugby, CIL, politique. Depuis sa retraite en 2020, elle s'investit au CIL. « J'aime aider plutôt que de rester à la maison à rien faire. J'aime me sentir utile », confie-t-elle. Elle insiste sur les bienfaits : « Aider ça fait du bien aux autres et à soi-même, ça nous apporte beaucoup, on parle, on a des amis, on boit un café, on fait du sport, ça élargit nos connaissances. » Elle souligne que le bénévolat est « très bien pour les gens isolés, loin de leur famille ». L'entraide dépasse le cadre du CIL : « Le bénévolat, c'est un état d'esprit. »
Yves, 75 ans : « On rigole, on se rencontre, on partage »
Yves est bénévole depuis quinze ans, tombé dans le bénévolat par hasard. « Au départ j'ai voulu voir comment ça se passait et ça m'a plu », se souvient-il. Souvent derrière le bar lors des fêtes, il met en avant la convivialité : « Quand on faisait la soupe au pistou, on se réunissait à une dizaine pour tout préparer, on rigole, on se rencontre, on partage, on se fait de nouvelles connaissances. » Sa définition du bénévolat : « Avoir envie de faire des choses. »
Un appel à la mobilisation
Ces témoignages illustrent l'importance du bénévolat pour la cohésion sociale. Alors que les associations peinent à recruter, les bénévoles rappellent que « l'on n'est jamais trop nombreux ». Chaque été, des centaines d'événements locaux dépendent de ces petites mains de l'ombre. À Hyères, le CIL de la Bayorre espère attirer de nouveaux volontaires pour perpétuer la fête.



