Un drame familial a secoué la petite commune de Ploumanac'h, dans les Côtes-d'Armor, ce week-end. Un homme de 58 ans a été retrouvé mort dans le manoir familial, tué de plusieurs coups de couteau. Selon les premières constatations des gendarmes, le mobile du crime serait lié à un conflit autour d'une ferme prospère et d'un testament que certains membres de la famille qualifient de « poison ».
Une ferme qui faisait des envieux
La ferme en question, exploitée depuis trois générations, était l'une des plus rentables de la région, avec un chiffre d'affaires annuel estimé à 1,2 million d'euros. « Tout le monde savait que le père avait promis la ferme à son fils aîné, mais le testament rédigé il y a un an a tout changé », explique un proche de la famille sous couvert d'anonymat. Le testament léguait la majorité des parts à la plus jeune fille, suscitant la colère des autres héritiers.
Un conflit qui couvait depuis des mois
Le conflit était connu des autorités locales. Selon le maire du village, Jean-Yves Le Gall, « des tensions étaient palpables lors des réunions de famille, et plusieurs fois la gendarmerie a dû intervenir pour des altercations verbales ». Le jour du drame, une dispute a éclaté, dégénérant en violence mortelle. Un suspect, âgé de 34 ans, a été arrêté et placé en garde à vue. Il s'agit du neveu de la victime, qui aurait agi sous le coup de la colère.
Un testament contesté devant les tribunaux
Le testament, rédigé un an avant le décès du père, est au cœur du litige. Il avantageait nettement la benjamine, au détriment des deux fils aînés. Un avocat consulté par la famille a confirmé que des procédures judiciaires étaient en cours pour contester sa validité. « Ce crime n'aurait peut-être jamais eu lieu si la succession avait été traitée avec plus de transparence », commente l'avocat.
L'enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités exactes. La ferme, en attendant, reste sous scellés, et la communauté locale est sous le choc. « C'est une tragédie qui rappelle que l'argent peut parfois diviser les familles jusqu'au pire », déclare un voisin.



