Affaire Lyhanna : les dysfonctionnements qui ont mené au drame
Au lendemain de la découverte d'un corps dans le Gers, le procureur d'Agen Olivier Naboulet a confirmé qu'il s'agit bien de Lyhanna, 11 ans. L'exécutif a immédiatement évoqué de graves dysfonctionnements dans cette affaire, le suspect ayant déjà fait l'objet de plusieurs plaintes, dont certaines non traitées.
Les réactions de l'exécutif
Emmanuel Macron, en déplacement au Monténégro, a déclaré : « Il est clair qu'il y a un dysfonctionnement et c'est inacceptable ». Il a ajouté ne vouloir « entendre aucun argument de moyens dans cette affaire ». Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a pointé « des dysfonctionnements accablants et inacceptables des services de l'État », tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est dit « choqué ».
Une réunion d'urgence à Matignon
Vendredi 5 juin, une réunion convoquée en urgence par Matignon a rassemblé la justice (Gérald Darmanin), l'Intérieur (Laurent Nuñez) et les comptes publics (David Amiel). L'objectif : analyser les failles ayant conduit à ce drame et envisager des mesures correctives.
Des plaintes ignorées
Le suspect, déjà connu des services, avait été visé par plusieurs plaintes, dont certaines n'ont pas été traitées. Ce dysfonctionnement est au cœur des critiques. Les autorités judiciaires devront déterminer pourquoi ces signalements n'ont pas été suivis d'effets et comment éviter qu'une telle situation se reproduise.
L'affaire suscite une vive émotion dans l'opinion publique et relance le débat sur les moyens alloués à la justice et à la protection de l'enfance.



