Tirs à Trappes et La Verrière : un mort, quatre blessés, le Pnat saisi
Tirs à Trappes : un mort, quatre blessés, Pnat saisi

Un homme de 39 ans a ouvert le feu à l'arme automatique depuis un véhicule, vendredi 23 octobre vers 10h30 à Trappes et à La Verrière dans les Yvelines, faisant un mort et quatre blessés. Rapidement interpellé à Coignières, le suspect a été placé en garde à vue au commissariat de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi des faits.

Un acte « extrêmement grave » à caractère terroriste

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui s'est rendu sur place, a évoqué un « acte extrêmement grave » à « caractère terroriste », tout en précisant que les motivations restaient à déterminer définitivement. Selon le ministre, trois des blessés ont un pronostic vital engagé. Il a également remercié les forces de l'ordre qui ont mis fin à ce « périple meurtrier » en interpellant le tireur.

Une enquête ouverte par le Pnat

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a décrit sur BFMTV des « tirs nourris » dans plusieurs quartiers de la ville, visant notamment un espace de jeux, une maison de santé et plusieurs véhicules. « Le tireur manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage », a-t-il déclaré, estimant qu'il « s'agit d'un miracle » qu'il n'y ait pas davantage de victimes. Le bilan fait état d'un mort et de quatre blessés graves dont une fillette de 12 ans, touchée à La Verrière. Deux hommes, âgés de 29 et 49 ans, ont également été transportés à l'hôpital.

Interrogé sur un éventuel mobile raciste, Ali Rabeh a appelé à la prudence : « Je ne veux rien dire de définitif et de certain », a-t-il déclaré, tout en soulignant que le tireur avait tiré de « façon aléatoire ». Il a néanmoins indiqué que la victime décédée était d'origine africaine et qu'une personne en urgence absolue était d'origine maghrébine, estimant que ces deux victimes présentaient « un profil particulier ». Le Pnat a ouvert une enquête de flagrance des chefs d'assassinat et de tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, de détention d'arme de catégorie A et d'association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crimes contre les personnes. Les qualifications retenues évoquent des faits commis en raison de l'appartenance, réelle ou supposée, des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.

Un appartement « piégé »

Une équipe de démineurs du Raid est intervenue au domicile du suspect, à Plaisir, dans le cadre des perquisitions engagées après son interpellation. Selon une source proche du dossier citée par Libération, l'appartement était « piégé avec des bouteilles de gaz », un élément qui pourrait témoigner d'une préparation de l'acte.

Sur X, Emmanuel Macron, a affirmé que « la Nation » se tenait « aux côtés » des victimes et des habitants des villes concernées par cette « terrible épreuve ». Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a qualifié les faits de « très graves » sur le même réseau social.