Manifestations du 24 octobre : le dilemme des manifestants après les violences
24 octobre : le dilemme des manifestants après les violences

À travers toute la France, les revendications des manifestants contre la hausse du coût de la vie, le 17 octobre 2026, ont été éclipsées par des images de pillages et de répression policière particulièrement violente. Ces scènes de chaos ont laissé des traces. Nombre de manifestants hésitent désormais à prendre part aux mobilisations prévues le 24 octobre. Ils racontent leurs tiraillements.

Des familles déchirées par la peur des violences

Sonia, 47 ans, infirmière à Fontenay-sous-Bois, raconte : « On s'est copieusement engueulés avec mon fils. » Le soir du 17 octobre, elle a décidé d'interdire à son fils Pablo de manifester le 24. Le 17, ils étaient place de la République, avec quelques-uns de ses amis. Tous ont participé aux blocages de leur lycée et à d'autres manifestations. Sonia voulait leur montrer qu'elle soutenait leur combat, qui lui paraissait juste. Mais les images de violences et de répression ont changé la donne. Comme elle, de nombreux parents et manifestants sont confrontés à un véritable dilemme : participer ou non à la prochaine mobilisation.

Un choix difficile entre engagement et sécurité

La question est simple mais lourde de conséquences : y aller ou pas ce 24 octobre ? Les témoignages recueillis auprès de plusieurs manifestants montrent un profond tiraillement. D'un côté, la volonté de poursuivre la lutte contre la hausse du coût de la vie, qui mobilise des milliers de personnes. De l'autre, la peur de revivre les scènes de chaos du 17 octobre, marquées par des pillages et une répression policière jugée particulièrement violente. Cette peur est d'autant plus forte chez les parents, qui doivent décider pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

Le poids des images et de la répression

Les images de la mobilisation du 17 octobre ont profondément marqué les esprits. À Paris comme dans d'autres villes, les manifestations ont été entachées par des débordements, évinçant les revendications initiales. Cette situation place les manifestants dans une position délicate : comment continuer à se faire entendre sans prendre le risque de nouvelles violences ? Certains envisagent de boycotter la manifestation du 24 octobre par prudence, d'autres comptent y participer malgré tout, au risque de s'exposer. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si la mobilisation sera aussi suivie que celle du 17 octobre, ou si la peur l'emportera sur l'engagement.