Ultragauche et extrême gauche radicale en pointe des violences, selon les renseignements
Renseignements : ultragauche et extrême gauche radicale en pointe

Les services de renseignement français estiment que « l'ultragauche » et « l'extrême gauche radicale » ont été en pointe dans les débordements de violences survenus samedi 17 octobre en France, mais pas à l'origine des pillages, après analyse des évènements, affirme une source sécuritaire.

Une classification précise des mouvements politiques

Les renseignements, qui ont leur propre classification des différents groupes politiques, ne mentionnent pas les partis les plus à gauche du spectre politique (La France Insoumise, Parti communiste français…) comme ayant participé à ces violences. Ils classent le PCF et LFI à « l'extrême gauche », notent que cette dernière était présente dans les cortèges comme à Paris mais, relèvent-ils, il n'y a pas eu d'incidents de leur fait.

En revanche, à leurs yeux, « l'ultragauche » et « l'extrême gauche radicale » étaient à la manœuvre samedi. Pour les renseignements, « l'ultragauche », dont le nombre de militants fichés est d'environ 5.000, est composée de « groupuscules violents radicaux, en marge du champ démocratique et républicain », explique la source sécuritaire.

Trois groupes « idéologiquement distincts »

Ils sont répartis en trois groupes, « idéologiquement distincts » : « les antifas », les plus nombreux, « les anarcho-autonomes » et les « anarchistes », la mouvance la plus ancienne. Sous le vocable « extrême gauche radicale », les services décrivent des militants qui font « des actions de terrain violentes » selon un « procédé bien défini ».

Des organisations ou partis comme le NPA et Révolution permanente qui sont « peu ou pas dans le champ des partis » sont classés dans cette catégorie par les renseignements, selon une source sécuritaire. C'est cette mouvance, selon la même source, qui a formé des petits groupes mobiles partout dans la capitale pour des déambulations sauvages.

Une alliance « inédite » avec les jeunes des quartiers

Les services soulignent que « l'ultragauche » et « l'extrême gauche radicale », « ce n'est pas la même chose » pour autant, même si samedi, les uns et les autres se sont rejoints. Ils leur imputent une responsabilité dans les prises à partie des forces de l'ordre et des symboles de l'État (mairies, etc.).

S'agissant des pillages, ils estiment qu'il y avait un « mix » de personnes répondant à « des appels sur les réseaux sociaux », des groupes « essentiellement composés de jeunes hommes, des jeunes venus des quartiers en très grand nombre par opportunisme, quelques gilets jaunes et des jeunes plus politisés », a détaillé la source sécuritaire.

« L'objectif » samedi de « l'ultragauche », a fait valoir la source sécuritaire, était de « créer l'anarchie, de faire tomber les institutions, en s'en prenant aux préfectures, aux mairies etc. et les jeunes ont constitué le carburant ». « Cette alliance », a-t-on insisté, « entre “ultragauche”, “extrême gauche radicale” et jeunes des quartiers est inédite ».