Deux des neuf personnes mises en examen dans l'affaire de la mort de Quentin Deranque, militant d'ultradroite décédé le 14 février 2026 à Lyon, ont porté plainte courant juillet contre des militants d'ultradroite. Ils les accusent de "violences avec préméditation, en réunion, avec armes et dissimulation du visage" lors de la rixe du 12 février qui a coûté la vie à Deranque.
Les plaignants et leur profil
L'un des deux plaignants est Jacques-Élie Favrot, ancien assistant parlementaire du député La France Insoumise (LFI) Raphaël Arnault. Selon France Inter, il conteste la version des militants d'ultradroite, qui affirment que Quentin Deranque aurait été attaqué. Favrot souhaite obtenir l'accès au dossier d'enquête préliminaire ouvert sur ces violences.
Les éléments de l'enquête
Le Canard enchaîné avait révélé en février que des membres de l'ultradroite lyonnaise avaient utilisé une béquille, un parapluie et une bombe lacrymogène lors de l'affrontement. Des images diffusées par BFMTV montraient un groupe identifié comme "susceptible d'appartenir à la mouvance ultragauche" s'équipant de gants et de moyens de dissimuler leurs visages. Une vidéo publiée par Le Progrès indiquait que chaque groupe comptait un nombre similaire de participants.
La stratégie de la défense
L'avocat de Jacques-Élie Favrot, Me Bertrand Sayn, estime que l'information judiciaire sur la mort de Quentin Deranque et l'enquête préliminaire sur les violences commises par les militants identitaires sont "en miroir" et ne devraient pas être dissociées. Il a déposé une plainte afin de se constituer partie civile et d'accéder au dossier des violences commises par les militants d'ultradroite. Cette démarche vise à obtenir des preuves pour la défense de son client.
Contexte et réactions
L'affaire a suscité de vives réactions politiques et médiatiques. Le ministre des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur américain après des accusations d'ingérence étrangère, tandis que des appels à la violence ont été lancés sur les réseaux sociaux, comme celui d'un Nîmois poursuivi pour avoir appelé à "aller chercher les antifas". La rixe, qui a opposé des militants d'extrême gauche et d'extrême droite, a ravivé les tensions entre les deux mouvances.



