Ce 26 juillet 2026, la ville de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) a commémoré le dixième anniversaire de l'assassinat du père Jacques Hamel, perpétré il y a dix ans jour pour jour dans l'église Saint-Étienne. Une cérémonie sobre mais solennelle a réuni des représentants de l'Église catholique, de l'État et de la société civile, dans un élan de souvenir et de recueillement.
Une cérémonie unificatrice
L'événement s'est déroulé en présence de l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et du maire de la commune, Joachim Moyse. Environ 300 personnes, selon les organisateurs, ont assisté à la messe puis au dépôt de gerbes devant la plaque commémorative. « Ce moment est un signe fort de la réconciliation entre l'Église et la République, deux institutions unies dans la défense de la liberté de conscience », a déclaré le ministre dans son discours.
Un souvenir toujours vif
Le père Jacques Hamel, 85 ans, avait été égorgé le 26 juillet 2016 par deux adolescents se réclamant de l'État islamique. L'attentat avait profondément choqué le pays. « Dix ans après, la douleur reste vive, mais nous voulons transformer cette épreuve en espérance », a confié Mgr Lebrun. Selon un sondage Ifop réalisé pour l'occasion, 78 % des Français estiment que cet attentat a marqué un tournant dans la lutte contre le terrorisme.
Un appel à la vigilance
L'hommage a également été l'occasion de rappeler la nécessité de protéger les lieux de culte. Depuis 2016, plus de 1 200 mesures de sécurisation ont été engagées dans les églises de France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. « La République n'oublie pas ses martyrs, et elle ne cède pas à la peur », a insisté Gérald Darmanin. La cérémonie s'est achevée par un moment de silence, suivi de chants religieux et républicains.



