Laurent Manson, un sapeur-pompier volontaire de 38 ans, a perdu la vie ce lundi 27 juillet 2026 dans un accident de la route au nord d'Arles, dans les Bouches-du-Rhône. Selon le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis 13), l'accident s'est produit « à l'issue du dispositif préventif mis en place dans le cadre du risque feu de forêt ». Le pompier conduisait un camion-citerne lorsqu'il a fait une sortie de route dans des circonstances encore indéterminées.
Les circonstances de l'accident
La victime « partait effectuer le ravitaillement du CCF 4000 dans lequel il se trouvait », ont précisé les pompiers. Il circulait seul à bord du véhicule. Une unité de soutien psychologique a été déployée pour soutenir ses collègues de la caserne de Saint-Étienne-du-Grès. Le Sdis 13 a exprimé ses condoléances à la famille et aux proches du caporal Laurent Manson.
Les sapeurs-pompiers du Var ont également publié un message de soutien sur les réseaux sociaux : « Mme Françoise Legraien PCASDIS, le CG Éric Grohin DDSIS du SDIS83 et l'ensemble des personnels du SDIS du Var adressent leurs plus sincères condoléances à la famille aux proches du Caporal Laurent Manson SPV au CIS Saint-Étienne-du-Grès, décédé en service commandé. »
Une série de drames en trois semaines
Cet accident porte à quatre le nombre de pompiers morts en service en moins de trois semaines en France. Le 21 juillet, les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter sont décédés lors d'une intervention contre un incendie près de l'aéroport de Bordeaux, leur camion ayant été piégé par les flammes. Le 8 juillet, Baptiste Gerfaud-Valentin, un sapeur-pompier volontaire de 22 ans, a perdu la vie en luttant contre un feu en Savoie.
Le même jour que l'accident de Laurent Manson, deux autres accidents de camions-citernes se sont produits près de chantiers d'incendies, l'un en Corse et l'autre dans le Var. Dans ces deux cas, les occupants n'ont subi que des blessures légères.
Pompiers épuisés : un système sous pression
Ces drames surviennent dans un contexte de forte sollicitation des pompiers, confrontés à des incendies dévastateurs dans plusieurs régions. « On arrive au bout d'un système qui va exploser », dénonçait récemment Bruno Ménard, porte-parole national du syndicat des pompiers volontaires, qui représentent 80 % des effectifs. « Certains sont lessivés, ils sont envoyés en renfort d'un département à l'autre, dorment sur des lits picots entre les camions dans un hangar. Voire, entre deux interventions, repartent travailler chez leur employeur. »
Le président de la République Emmanuel Macron s'est rendu ce lundi 27 juillet dans la salle de crise du centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). « Les semaines à venir seront dures et on doit tenir », a-t-il déclaré, ajoutant : « On reste unis et on se bat pour gagner la bataille partout. » Il a également annoncé que le feu était désormais « fixé » dans les Landes. En Gironde, la hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation de l'incendie qui a déjà ravagé 42 000 hectares, même si la situation reste stabilisée ce mardi matin après une nuit calme. Dans le Var, l'incendie déclaré il y a plus d'une semaine dans le secteur de Pontevès n'est toujours pas fixé ce mardi matin ; il a brûlé plus de 4 750 hectares.



